Journal des Contributions indirectes, 1902, p
Ur RS
et 1 : ‘
vu dans les régions méridionales et même dans l’ensemble du vignoble, une animation semblable : les achats se font à la hausse et sans presque examiner la marchandise. » ;
La récolte de 1910 vint encore modifier la situation d'une manière sensible. Au fur et à mesure que les nouvelles des vignobles se précisaient de plus en plus mauvaises, se produisit une hausse inattendue; des vins qui se vendaient autrefois 8 et 10 francs l’hectolitre se paient actuellement 45 francs.
Cette hausse peut s'expliquer en partie par le déficit de la récolte de 1910 : la Revue vinicole du 3 novembre 1910 déclare en effet: « C’estenviron à 26 ou 28 millions d'hectolitres qu'est estimé actuellement le rendement vinicole. »
Il y eut, certes, en France, de plus petites récoltes que celle de 1910 ; néanmoins, on cotait alors 17 à 18fr. les mêmes vins dont le récoltant refuse aujourd'hui 40 francs; « la situation vinicole actuelle est absolument unique dans les annales de la viticulture et du commerce des boissons; elle est donc sans précédent et même sans analogue ; on constate ce qui se passe, mais quant à l’expliquer, il n’y faut point songer » (1).
Le consommateur supportera-t-il allègrement cette
hausse considérable ? ou bien, les hauts prix auront-ils