‹ La Crise des Eaux-de-Vie Naturelles et La Taxe DifférentielleChapitre 33 sur 87 · Stourm, ///mpôt sur l'alcool, p · texte numérisé non relu

Stourm, ///mpôt sur l'alcool, p

l'ivresse gauloise que tous les poètes ont chanté (1). » Jusqu'en 1854 et 1855, on connaissait l'alcoolisme produit par l'absorption d’une grande quantité d'alcool et même l'alcoolisme chronique, conséquence d'abus prolongés ; mais le plus souvent l’eau-de-vie naturelle ne laissait pas de traces, c'était la simple ivresse. A la suite des maladies de la vigne, la nature des boissons offertes à la consommation a changé; les spiritueux d'imitation ont pris une place prépondérante et se sont substitués aux eaux-de-vie naturelles; grâce à leur bon marché, la consommation moyenne s'est élevée de 11.46 à 41. 56 par tête et par année.

Du tableau du développement de l'alcool d'industrie, on à rapproché des statistiques sur l'augmentation de l'alcoolisme, de la criminalité, de la mortalité; et de cette comparaison, on a déduit que l'alcool du Nord est une cause de dégénérescence physique et morale de la race. Le mal est certain, mais les hygiénistes ne s’entendent plus, quand il s’agit d’en déterminer l’origine et les causes. Les uns accusent toutes les boissons alcooliques, même celles qu’on a coutume d'appeler hygié= niques. D’autres et, parmi eux, les partisans de la taxe différentielle, déclarent que seul l'alcool d'industrie a

engendré le fléau ; à leur avis, l'abus de toute eau-de-

1. Rochard, Conférence sur l'alcool (Revue des Deux-Mondes, 15 avril 1886).

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