Taquet, p
M. Duclaux, dans un rapport présenté à la commission extra-parlementaire de 1899 au nom de la section d'hygiène, concluait : « Les substances qui constituent les impuretés sont chacune un poison plus actif que l'alcool, 80 fois plus actif par exemple pour le furfurol ; mais amenées à l’état de dilutions tolérables pour la consommation, elles tombent comme nocuité au-dessous de l'alcool qui les contient. C'est âinsi que pour absorber dans un rhum la quantité de furfurol capable de le tuer, un consommateur devrait boire un demi-mètre cube de liquide ; il serait mort par l'alcool longtemps avant de l'être par le furfurol consommé. »
Et M. Daremberg, dans l’Exposé des motifs d’un contre -projet présenté à la Commission extra-parlemen- ‘taire de 1902: « L’hygiène n'a aucun intérêt à voir disparaître quelques centigrammes d'aldehydes, d’éthers ou d'alcools supérieurs qui ne sont rien en comparaison des litres d’alcool qui les contiennent. La mauvaise qualité des alcools,leurs impuretés n’ont qu’une importance très secondaire et pratiquement négligeable dans la genèse du fléau. La quantité de l'alcool consommé et l'abus des boissons alcooliques, quelles qu’elles soient, restent donc les causes essentielles de l’alcoolisme ».
Mais où commence l’abus ? Cette limite est variable d’un individu à l’autre; il faut s’en rapporter à l'expérience personnelle et au bon sens : user de tout sans
abuser de rien (1). Le danger spécial des boissons spi-