‹ La Crise des Eaux-de-Vie Naturelles et La Taxe DifférentielleChapitre 70 sur 87 · M. Clémentel, idem · texte numérisé non relu

M. Clémentel, idem

industriels en 1907, les représentants du pétrole ont déclaré que « cette industrie serait disposée, le cas échéant, à s'entendre sur certains points avec l'industrie de l'alcool dénaturé, pour la vente de ce dernier produit » (1).

Mais la concurrence existe cependant dans une certaine mesure, il ne faut pas que, dans cette lutte, le pétrole écrase son rival. Les industriels réclament d’abord l’abaissement du prix de revient de l'alcool dénaturé grâce aux moyens que nous étudierons plus loin : l'emploi d’un dénaturant moins coûteux, la fixité et la modicité des cours et les primes à la dénaturation. Normalement, ces moyens seraient suffisants pour assurer le développement de l'alcool; mais, il faut craindre que les pétroliers ne fassent obstacle à cette évolution par une baisse systématique des prix du pétrole, quand ils se verraient en présence d’un concurrent sérieux. Le jour où la question se poserait ainsi, l'alcool aurait besoin de la protection du législateur.

Les droits de douane sur le pétrole s'élèvent aujourd'hui à 7 francs 20 l’hectolitre, ou à 9 francs les 100 kilogs, pour le pétrole brut, et à 10 francs l'hectolitre pour le pétrole raffiné. Ces taxes qui doublent cependant le prix de revient sont relativement modérées; elles

permettent à l’alcool de vivre, mais non de lutter ; le

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