‹ La crise du clergéChapitre 35 sur 55 · UNE HISTOIRE ANCIENNE DE L'EGLISE · texte numérisé non relu

UNE HISTOIRE ANCIENNE DE L'EGLISE

Parmi les livres récents, capables de montrer combien la crise de la foi est profonde et radicale, il y en a peu d'aussi instructifs que l'Histoire ancienne de l'Eglise (1), de Mgr Duchesne.

De cet ouvrage qui comptera trois volumes, le premier a paru à la fin de 1905.

C'est et ce sera le plus important, parce qu'en toutes choses la question des origines est capitale. Examinons donc quelles sont les principales conclu-

naires 'Paris, Lelhielleux, 1907), le R. P. Paul Dudon a examiné, dans les Eludes du 5 décembre 1907, la question du recrutement du clergé et publié un intéressant tableau des vacances de postes ecclésiastiques en 1877 et en 1906. Je reproduis ce tableau en appendice (VI .

(1) Paris, Fonlemoing, 1906. Le tome 1" de celte histoire correspond à des cahiers lithographies donl voici le titre exact : Les Origines chrétiennes. Leçons d'histoire ecclésiastique professée a VEcole supérieure de théologie de l'avis. Nouvelle édition, revue yiar l'auleur. Paris, imp. lilhog. Blanc-Pascal, rue de l'Estrapade, in-8° carré, 476 pag

Ces cahiers ont été célèbres dans les controverses théologiques de leur lemps. Dans un certain nombre de Séminaires, il l'ut défendu de les lire.

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sii mis sur la vie de Jésus-Christ, la constitution de l'Eglise, la littérature ilu Nouveau Testament, el l'histoire des dogmes.

Mur I luchesne s'exprime ainsi :

Comment el en quelles circonstances coi nça, dans ce

monde religieux de Palestine, le mouvement qui devait aboutira la fondation de l'Église ? Tous les renseignements s'accordent à nous indiquer, comme point de départ, un groupe de personnes qui vivaient à Jérusalem dans les dernières années de l'empereur Tibère (30-37). Ces premiers

fidèles se réclamaient du i i el de la doctrine de Jésus de

Nazareth, récemment supplicié par ordre du procureur Pilate, à l'instigation des autorités juives. Bon aombre d'entre eux l'avaient connu vivant : Imis savaient qu'il était mort crucifié, tua-- aussi croyaient qu'il était ressuscité, encore qu'une partie seulement d'entre eux eussent joui de sa présence après sa résurrection. Ils le considéraient comme le Messie promis et attendu, l'envoyé, le Fils de Dieu, qui devait rétablir en ce monde le règne de la justice et donner au bien une revanche éclatante sur le mal. Il avait promis de fonder un royaume de Dieu, dont 1rs méchants seraient exclus et dont L'accès étail assuré à tous ceux qui s'attacheraient à lui. Son supplice, il est vrai . avait retardé l'accomplisseineiit de la promesse : nuis celle-ci ne tarderait pas à se réaliser. On en avait le gage dans le triomphe remporté sur la mort par la résurrection du Maître. Celui-ci était présentement assis à la droite de Dieu son père, d'où il allait venir manifester sa gloire et fonder son royaume. (P. 13-14.)

Telle est la manière dont le savant historien résume l'histoire de Jésus, « Tous croyaient qu'il était ressuscité. » Sur quelles preuves reposait cette croyance et de quel ordre avait été la jouissance de « sa pré-

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