‹ La crise du clergéChapitre 53 sur 55 · M'II M · texte numérisé non relu

M'II M

royaume de Dieu, le royaume de justice el d'amour, pureté d ■

l'âme comme unique condition du salut, adhéB s Jésus Me

el Sauveur par qui la bonne nouvelle s i b révélée aux i imes,

ils peuvent, dis-je, continuer de voir, avec Newmanel Loisy,dans toul le catholicisme Ihéologique postérieur, le support naturel <■! nécessaire des espérances apportées par Jésus, o la l'orme corporelle fi intellectuelle changeante qui enveloppe el exprime la vérité el la doctrine chrétienne fondamentale », i) ce sans quoi l'ineffable prédication se sérail perdue en roule el ne sérail pas venue jusqu'à nous.

i ne apologétique de ce genre ne -.-i.i |m ut-ôtre convaincante que pour des esprits déjà convaincus. N'en est-il pas de même de toute apologétique? ^i l'Église, d'ailleurs, persiste à trouver

celld-ci insuffisante, ils lui ré] iront que c'est peut-être vrai,

qu'ils ne s'en servent eux-mêmes que faute d'une meilleure, et qu'ils s'empresseront d'en changer des que les théologiens leur en auront indiqué une plus parfaite, qui concilie l'essentiel de ce qu'il y a à concilier et qui offre une prise sur les âmes de nos contemporains. El sous le couvert de ces observations respectueuses el fondées, qui donc les empêcherait de jouir, en reslanl dans le catholicisme, et avec autant de droit que Pie X lui-même, du - trésor de consolations et de vertus qu'uni amassé pour nous cenl générations d'hommes au cœur profond (2) »?

13 février. — Le Saint-Office porte Le décret suivant :

« Les deux journaux la Justice sociale et la Vie catholique sont réprouvés et condamnés. Les prêtres Naudet el Dabry sont avisés formellement et péremptoirement qu'ils n'aient plus l'audace de publier désormais ces journaux, ou autres journaux, ou autres écrits quelconques de même genre, sous leur nom ou sous un nom supposé, sous peine de suspense a divinis encourue ipso facto et sans autre déclaration. »

té février. — L'archevêque de Paris, Mgr L.-A. Amette, défend sous peine de péché grave, au clergé el aux fidèles de son diocèse, de lire, d'acheter, de vendre ou de détenir

(1) <,. Monod, apud Loisy, Autour d'un petit livre, p. 288. f2 P. Desjardins, Catholicisme et critique, p. 119.

Le Programme des Modernistes et, sous peine d'excommunication réservée au souverain pontife, de lire, de détenir, d'imprimer ou de défendre Les Evangiles synoptiques et les .simples réflexions de M. Loisy.

Cette condamnation a été immédiatement portée dans la plupart des diocèses par voie d'adhésion à cette ordonnance.

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