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tation moderne, à la folie de la vitesse, et qui ne le peuvent plus; osera-t-on soutenir que, pour ceux-là, ce soit un « bienfait » que de leur imposer ce qui est le plus contraire à leur nature? On dira que ces hommes sont, peu nombreux aujourd’hui, et on se croira autorisé par là à les tenir pour quantité négligeable: là comme dans le domaine politique, la majorité s'arroge le droit d’écraser les minorités, qui, à ses yeux, ont évidemment tort d’exister, puisque cette existence même va à l'encontre de la manie « égalitaire » de l’uniformité. Mais, si l’on considère l'ensemble de l'humanité au lieu de se borner au monde occidental.
la question change d’aspect : la majorité de tout à l'heure ne va-t-elle pas devenir une minorité? Aussi n'est-ce plus le même argument qu'on fait valoir dans ce cas, et, par une étrange contradiction, c’est au nom de leur « supériorité » que ces « égalitaires » veulent imposer leur civilisation au reste du monde, et qu'ils vont porter le trouble chez des gens qui .ne leur demandaient rien; et, comme cette « supériorité » n'existe qu’au point de vue matériel, ilest tout naturel qu’elle s'impose par les moyens les plus brutaux. Qu'on ne s’y méprenne pas d’ailleurs : si le grand public admet de bonne foi ces prétextes de « civilisation », il en est
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