‹ La crise du monde moderneChapitre 129 sur 147 · QUELQUES · texte numérisé non relu

QUELQUES

le développement normal d’une doctrine qui, étant une et universelle, doit embrasser tous les ordres de réalité sans exception; et, en même temps, elles sont aussi, pour certains tout au moins, un moyen préparatoire pour s'élever à une connaissance supérieure, ainsi que nous l'avons expliqué à propos de la «science sacrée ». Mais, en outre, il n’est pas interdit, quand on est dans le domaine des applications, de les considérer aussi en elles-mêmes et dans leur valeur propre, pourvu qu'on ne soit jamais amené par là à perdre de vue leur rattachement aux principes; ce danger est très réel, puisque c’est de là que résulte la dégénérescence qui a donné naissance à la « science profane », mais iln’existe pas pour ceux qui savent que tout dérive et dépend entièrement de la pure intellectualité, et que ce qui n’en procède pas consciemment nepeut être qu’illusoire. Comme nous Javons déjà répété bien souvent, tout doit commencer par la connaissance; et ce qui semble être le plus éloigné de l’ordre pratique se trouve être pourtant le plus efficace dans cet ordre même, car c’est ce sans quoi, là aussi bien que partout ailleurs, 1l est impossible de rien accomplir qui soit réellement valable, qui soit autre chose qu’une agitation vaine et Superficielle. C’est pourquoi, pour revenir plus spécia-

Guënon | 15

Pat AT pra di #

DER CEA 77 gs LUN ls pr

RTL +

es *

À TL de L r is PTE rrahets s a (ve Li > . LS Pr M trim er HAA ms nr : :

L+ er FRE L # . n AN = | . mA | Fes re" LE ; En np . s ag 4 2 1. - ‘ . ? : - : Nr "+ a Te Tr A ” r - L dde | :

t - r un “à. à ne w» ES) + 4 » PAC PES" nes 19 | Lens a. : “ut r ; à PC dd 4 V y 4 te 1 FR Are Pret 2e A.) QU fav AM ve pt up A. Lay AA Sd AS N L CI A: N Ÿ 4 4 : - 4 » 0 or à 11 1 PEN EE LITE T LL MA N'a g ME LAT F ALTO % ra FO 4 NE sv * k D Se Qu 58 0 EVA Se ET MATE Le vi ' ER Li Ce : / a a | k } PI M nn grsn 2 ANT É qu 4 F=ite ge ar dl ù : , oi "er ” ON 5 LI CAD TREITS De Céut 4. du VE métis Le S ULTE NE Dis de . 5 44 pres dise dhten D AG Lee RE CU À Res" ane ne, dé \ Q Per euape 0 RE te. LR AU 2 ar TE LP SN BANANE Le VS: AT Mr > Fe PRES P ER) ch: Fe APE Hdhs dois Mi tés ne. el 5 j à “ét ef es + CU NES EEE ir Siné APE Y Eu A do en HAUT Te | ‘> Fr, CPAUTE TU) 0 re RAT UE s À + * ; ja Née à voa ue ? Sen La ) | VA HONTE F A0 AIT NS L AE } \ RE FAT CARE 7. f& T8 M PATES 1 ain à à : 2 Û 1 À A K À F4) VER + 2 L «4:

PET: QUE ee RUE OCR ER RS al PT PO | AL RQ De RTE A OS LE AUS 2 Chofléns 455 LP L" AS

ST 4 dr + AUS

v£ Dr + RP ET neue

D + PP PER Et PLUS DS "arch = y" Fe md pre LL à … »

226 LA CRISE DU MONDE MODERNE à a

lement à la question qui nous occupe présentement, nous pouvons dire que, si tous les hommes comprenaient ce qu’est vraiment le monde moderne, celui-ci cesserait aussitôt d'exister, car Son existence, comme celle de l'ignorance et de tout ce qui est limitation, est purement négative : il n’est que par la négation de la vérité traditionnelle et supra-humaine. Ce changement se produirait ainsi sans aucune catastrophe, ce qui semble à peu près impossible par toute autre voie; avons-nous donc tort si nous

affirmons qu’une telle connaissance est susCep-

tible de conséquences pratiques véritablement incalculables? Mais, d’un autre côté, il paraît malheureusement bien difficile d'admettre que tous arrivent à cette connaissance, dont la plupart des hommes sont certainement plus loin qu'ils ne l’ont jamais été; il est vrai que cela n est nullement nécessaire, car il suffit d’une élite peu nombreuse, mais assez fortement constituée pour donner une direction à la masse, qui obéirait à ses suggestions sans même avoir la moindre idée de son-existence ni de ses moyens d'action; la constitution effective de cette élite est-elle encore possible en Occident ?

Nous n’avons pas l’intention de revenir sur tout ce que nous avons eu déjà l’occasion d’exposer ailleurs en ce qui concerne le rôle de l’é-

.. y “ LE Bee he 1112770 1 TT

Page 1