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Une science quelconque, suivant la conception traditionnelle, a moins son intérêt en elle-même qu’en ce qu'elle est comme un prolongement ou une branche secondaire de la doctrine, dont la partie essentielle est constituée,
comme nous l'avons dit, par la métaphysique
pure!. En-effet, si toute science est assurément lésitime, pourvu qu’elle n’occupe que la place qui lui convient réellement en raison de sa nsture propre, il est cependant facile de comprendre que, pour quiconque possède une COnnaissance d'ordre supérieur, les connaissances inférieures perdent forcément beaucoup de leur intérêt, et que même elles n’en gardent qu'en fonction, si l’on peut dire, de la connaissance principielle, c’est-à-dire dans la mesure où, d’une part, elles reflètent celle-ci dans tel ou tel domaine contingent, et où, d’autre part, elles sont susceptibles de conduire vers cette même connaissance principielle, qui, dans le cas que nous envisageons, ne peut jamais être perdue de vue ni sacriliée à des CONSIdérations plus ou moins accidentelles. Ce Sont là les deux rôles complémentaires qui appar-
1. C'est ce qu’exprime par exemple une dénomination comme celle d’upavéda, appliquée dans l'Inde à certaines « sciences traditionnelles », et indiquant leur Subordination par rapport au Véda, c'est-à-dire à la connaissance sacrée par excellence. R
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