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DEUX SCIENCES Jil
La coexistence des deux rôles que nous venons d'indiquer n'implique d’ailleurs ni contradiction ni cercle vicieux, contrairement à ce que pourraient penser ceux qui n'envisagenk les choses que superficiellement; et c’est là encore un point sur lequel il nous faut msister quelque peu. On pourrait dire qu'il y a là deux points de vue, l’un descendant et l’autre ascendant, dont le premier correspond à un développement de la connaissance partant des principes pour aller à des apphcations de plus en plus éloignées de ceux-ci, et le second à une acquisition graduelle de cette même connaissance en procédant de l’inférieur au Supérieur, ou encore, si l’on préfère, de l'extérieur à l’intérieur. La question n’est donc pas de savoir si les sciences doivent être constituées de bas en haut ou de haut en bas, s’il faut, pour qu’elles soient possibles, prendre comme point de départ la connaissance des principes ou, au contrairé, celle du monde sensible; cette question, qui peut se poser au point de vue de la philosophie « profane », et qui semble avoir été posée en fait dans ce domaine, plus ou moins explicitement, par l'antiquité grecque, cette question, disons-nous, n'existe pas pour la « science sacrée », qui ne peut partir que des principes universels; et ce qui lui enlève ici
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