‹ La crise et lʹévolution de lʹagriculture en Angleterre de 1875 à nos jours, essai dʹhistoire économiqueChapitre 12 sur 90 · NV · texte numérisé non relu

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Le temps nécessaire aux traversées ne permettait pas de compter exclusivement sur les produits d'outre-mer pour l'approvisionnement d’un marché. La route de l'Extrème- Orient par Suez n'était pas encore ouverte.

Enfin les risques des longues traversées, dans des mers aux fonds et aux courants encore mal connus, et le faible tonnage des navires élevaient sensiblement les frets. Si l'on songe que les transports par chemin de fer étaient eux-mêmes extrêmement coûteux, on comprendra que les denrées étrangères, prodüites d’ailleurs en quantités restreintes, ne pussent aborder les marchés anglais qu'avec d'assez faibles chances de succès. Aux Etats-Unis, où les transports par terre sont aujourd'hui les moins chers du monde, le port d’un bushel de blé de Chicago à New-York par la route la plus courte coûtait 38 cents (5 fr. 39 l’HL.) en 1858 et 30 cents en 1870. L’Agricultural Committee de la Tariff Commission a relevé, en deux tableaux instructifs, les prix sur le lieu de production, le coût du transport et le prix de vente sur le marché anglais de blés de différente provenance :?

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