ETES
100 lee. 28,18 V2,1910440,09 24,89 1896-1900... 31,76 33,92 - 39,92 2101 1901-05 : 6e 30,77 33,19 41,17 2101
1907 SRE 33,96 90,26 43,04 32,47
D'autre part, les rendements moyens, entre 1891-95 et 1903-07, sont passés de 13,55 tons à 14,09 pour les navets, de 16,86 tons à 19,01 pour les betteraves, de 4,77 à 5,05 pour les pommes de terre. Il n’est pas jusqu'à la production des prairies tant artificielles que naturelles qui n'ait montré un sensible progrès : elle est passée de 29,78 tons à 33,22 pour les premières ; et pour les secondes, de 26,12 {ons à 30,02. Le hou-
(DELocert ep:
(2) Report of Agricultural Committee, $ 132, table 21. (3) Agric. stat. 1907, p. 100.
blon, enfin,qui donnait 7,80 {ons en 1888-1897, a produit dans
. la dernière décade 8 t. 83 1.
Pour obtenir ces hauts rendements et les intensifier encore, le fermier anglais ne ménage au sol ni les soins ni les engrais. Et sa sollicitude s'étend tout aussi bien aux pâturages qu'aux terres arables. Si l'on veut se rendre compte du travail et des soins qu'exige cette culture scientifique et intensive, il suffira de jeter un coup d'œil sur la façon dont on cultive la pomme de terre à Jersey. Les îles anglo-normandes sont la terre d'élection de la culture intensive. La petite étendue des exploitations, à Jersey surtout, a forcé les agriculteurs à s’ingénier pour tirer du sol le meilleur parti et faire venir sur lui le maximum de récolte et de viande. De fait, le voyageur est émerveillé des prodiges accomplis. Or les procédés adoptés dans les îles anglo-normandes sont copiés par les comtés à production intensive de l'Angleterre. Et le Clackmannan (8 t. 87), le Sturling, le Lanarkshire, le Merioneth, le Lancashire, le Hertfordshire ou le Cumberland, qui obtiennent les meilleurs rendements, ne procèdent guère autrement que Jersey. Or voici comment M. Rider Haggard décrit la préparation du sol sur une exploitation progressive de Jersey ?. On commence par étendre sur la terre des engrais en grande quantité, souvent jusqu’à 20 ou 30 tonnes de fumier de ferme, 1/2 tonne d'os et 1 tonne de guano par acre. Puis on procède à plusieurs labours successifs, profonds de 14 pouces au moins, à l’aide de puissantes charrues, attelées de six chevaux. Le sol une fois retourné dans tous les sens, on l’attaque avec une nouvelle charrue portant à son avant un soc qui fouille la terre à 6 pouces de profondeur environ et à son arrière un rouleau de fonte hérissé de dents qui pulvérise les mottes. Dans le champ ainsi ameubli, on creuse ensuite de nouveaux sillons profonds seulement de 2 1/2 pouces environ,
(1) Id., pp. 157 sq.
(2) Loc. cit., I, pp. 93 sq.
distants de 15 à 18, dans lesquels on répand un engrais composé (grey guano), comportant entre autres choses 8 pour cent de sulfate d’ammoniaque, 20 à 23 pour cent de phosphates solubles et 2 à 5 pour cent de potasse. C’est dans ces sillons que maintenant on va déposer avec régularité la semence soigneusement choisie et conservée dans des boîtes sur les poutres des étables où la chaleur du bétail a favorisé la germination. Puis une charrue à un cheval, à coutre émoussé, munie d'un soc de forme spéciale, longeant la rangée de tubercules, la recouvre d’un manteau de terre meuble. Enfin on ratisse le champ. Ajoutez qu'avant la récolte il faudra donner plusieurs façons et qu’aussitôt les pommes de terre enlevées, on plantera des betteraves de façon à ne point laisser le sol inactif. C’est grâce à ces procédés de culture qu’on arrive à entretenir sur des fermes d’une douzaine d'hectares une vingtaine de vaches, une soixantaine de pores, sans compter les chevaux nécessaires à l'exploitation.
Certes tous les agriculteurs ne sont pas en mesure de cultiver dans ces conditions. Ceux-là seuls qui sont intelligents, entreprenants, instruits et riches peuvent le faire. C’est là en effet letype de la culture progressive, telle qu’elle tend à se propager. Cet exemple révèle bien les procédés qui ont abouti aux rendements énormes qu'on connaît : sélection soigneuse des semences, emploi abondant des engrais, préparation minutieuse du sol. En certains cas, dans les terrains à composition défectueuse ou particulièrement déshérités, il faut ajouter les grands travaux nécessités par les améliorations permanentes. À
Dès longtemps, les agriculteurs anglais se sont préoccupés de sélectionner leurs semences, en vue de les rendre plus productives et plus résistantes. Nous avons pris tout à l'heure comme exemple de culture intensive la production des pommes de terre. Nous pouvons maintenant ajouter qu'on fait de grands efforts pour améliorer les variétés ; le climat est humide, des maladies s'y développent qui réduisent, non seule-
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