II. D'AIgésiras au traité du 4 novembre 1911. — Le traité de
1909. — Agadir. — L'interuention de l'.Angleterre. — La France s'abandonne seule à la conversation avec Berlin. — La protestation de M. Paul Leroy-Beaulieu. — L'opinion mise en présence du fait accompli.
III. Textes précis du traité du 4 novembre 1911. — Les obligations de la France au .Maroc. — A propos de l'accord relatif au Congo. — Les lettres explicatives.
IV. Les commentaires du traité au Reicbstag et au Parlement français. — M. de Bethmanu Hollweg. - M. de Kiderlen Waechter. — M. Caillaux. — Le vote de la Chambre. — L'examen du Sénat. — M. Jenouvrier. — M. Pichon. — M. Clemenceau.
Toute notre politique étrangère est opprimée par notre politique intérieure; tous nos échecs extérieurs sont une conséquence directe de nos dissensions intérieures.
Pour démontrer le bien-fondé de cette proposition, je me servirai comme exemple de raffaire marocaine qui a abouti à l'accord du 4 novembre 1911 avec l'Allemagne.
Ne nous arrêtons pas au fait que les Allemands pangermanistes ne sont pas satisfaits du nouveau traité et trouvent que l'Allemagne y perd. Les pangermanistes sont des
insatiables dont on ne comprend pas encore sufGsamuient en France la singulière mentalité. Tant qu'on ne leur donnera pas le Pôle \ord, le Pôle Sud et tout ce qui se trouve entre les deux, ils se déclareront lésés.
En réalité, ce traité du 4 novembre 1911 comporte tant de sacrifices de notre part et implique tant de dangers pour l'avenir que la Chambre et le Sénat l'ont voté avec une répugnance publique et la mort dans Tàme. On va voir comment ce traité stupéflant est le résultat logique d'une longue série d'erreurs, et de contradictions lamentables, toutes causées dans leur essence par notre politique intérieure.