CHAPITRE XXIX
LKS NÉCKSSITÉS HKÎKXTKS I)K LA DÉFKXSK NATIOXALK
I L'œuvre de M. Millerand. — A quoi tient la valeur de l'action de M Milk'raïui. — Késumc des rt-fornics rcali8ëi*s
11. Ce qui reste à faire pour l'armée. — La stabilité du haut
commandemcnl — A propos de la loi des cadri-s — Quelques réformes d'ordre moral sont encore à eicculer. — Eierroiis les cadres destinés aux mitrailleuses de la réserve. — Contre la marée montante de l'insoumission — La réforme d.-s conseils de «juerre. — Contre i'cspiotiiia<]e — La question du contre-espionnajjc. — Remédions à la lacune capitale de la loi de deux ans.
m. Marine. — L'œuvre de M. Deleassé — Nos divers projets de pro- ,r[rammes navals. — Le programme naval de 1912. — (Comment le» Allemands ju({eut notre projjrammc naval par rapport à leur propre situation maritime. — Le programme naval de l'Jlâ et la repartition de la flotte répondent-ils à tontes nos nécessités? — Le programme naval qu'il nous faudrait. — Nos besoins eu personnel. — A propos de l'inscription maritime. — Ports et arsenaux. — Bassins — La question dos ouvriers des arsenaux.
Le devoir le plus urgent d'un youvernement réparateur est évidemment de parer sans délai aux sérieuses lacunes qui existent dans notre système de défense nationale. (Voir page 305). Les circonstances sont telles que le mot du roi Frédéric, parlant de la Prusse après la guerre de Sept ans, s'applique aujourd'hui à la France :
Il Si jamais on négligeait l'armée, c'en serait fait de ce pays. 1
Ainsi que nous l'avons constaté, nos principales défectuosités militaires tiennent à l'action de la politique sur l'ar-
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mée et la marine. C'est une situation qui exige des réformes avant tout morales. Le ministère Poincaré l'a bien compris et, en toute justice, on doit reconnaître que MM. Delcassé et Millerand ont fait jusqu'à présent tout ce qu'il était possible de faire étant données les conditions actuelles.