‹ La crise française, faits, causes, solutionsChapitre 161 sur 191 · V. COMMENT OBTKMR I A Ql AMTK DKS DKPLTKS · texte numérisé non relu

V. COMMENT OBTKMR I A Ql AMTK DKS DKPLTKS

11 ue suffit pas d'avoir des députés, il faut encore que ce soient des hommes de valeur, susceptibles de faire un travail prati(|uc, rapide et bon.

Il faut que Je plus en plus ~ cleclion •• signifie réellement u sélection y . Ce sont les meilleurs et les plus aptes à la fonction qui doivent être élus.

, , „ ^ , . Or, la «rande circonscription L effet des grandes ,, i •. • . ,. électorale que nous venons d envicirconscnptions ^ ., ., ^ , saner contribuerait automatiqueélectorales. .1

ment a ce résultat.

11 est bien évident que les organisations électorales d'un parti quelconque, désireuses de vaincre dans la grande circonscription, n'admettront sur leur liste que des candidats ayant une notoriété sufiisante pour être connus dans le territoire relativement vaste représenté par la circonscription. Or, cette notoriété des candidats ne pourra résulter que du fait de leur activité dans un domaine déterminé : commerce, industrie, organisation sociale, professions libérales, notoriété, qui impliquera nécessairement chez le candidat choisi une certaine valeur. Notez bien que l'extension de la superficie de la circonscription électorale ne peut pas être considérée comme une mesure dirigée contre la représentation des masses ouvrières, puisqu'à l'heure actuelle celles-ci sont suffisamment organisées pour avoir à leur service des hommes connus de tous, susceptibles d'être candidats avec autant de chances de succès que les hommes plus favorisés de la fortune.

Par suite, il semble difficile de prétendre que l'extension territoriale des circonscriptions électorales ne produirait pas ipso facto une amélioration sensible du niveau de la

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valeur des candidats, donc des députés, donc du Parlement. Cette réforme écarterait évidemment dans une large mesure du Palais-Bourbon les simples politiciens. En effet, le candidat simple politicien pour arriver n'a, sous le régime actuel, qu'à cultiver pendant plusieurs années son petit jardin électoral, c'est-à-dire sa petite circonscription. Un homme très médiocre, doue simplement de patience et d'absence de scrupiile.«;, peut suffire à cette tâche. Il lui suffit de se ménager Tappui des débitants, de se créer un peu partout des amis personnels qu'il attache à sa fortune par la promesse de faveurs et de passe-droits.

Le jour où la circonscription électorale serait devenue beaucoup plus vaste et comporterait près de deux millions d'habitants, ce travail indéfendable de préparation électorale serait rendu pratiquement presque impossible et c'est seulement la notoriété fondée sur la valeur du candidat qui serait prise en considération. Si cette réforme était adoptée, il est raisonnable de supposer que les candidats désignés par les comités seraient surtout des chefs de groupements ouvriers, de grands industriels, de grands commerçants, des avocats connus, mais non pas des avocats sans cause, donc en définitive, des hommes pratiques, des hommes d'affaires. \'aurait-on pas ainsi une Chambre des députés beaucoup plus qualifiés pour gérer les intérêts généraux du pays que celle actuellement composée surtout de politiciens professionnels?

, . ^ . Gràcfe à l'application des diverses

Les députés ,« '.' ,

. . réformes envisagées, nous avons

. ,,. obtenu, par hypothèse, une Chambre

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de 300 députes qui sont j)Our la

plupart des hommes pratiques et des hommes d'affaires.

Une autre mesure, pouvant résulter simplement du futur

règlement intérieur de la Chambre, permettrait d'amélio-

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rer encore la qualité des services que les députés seraient à même de rendre au pays. 11 s'agit ici d'une idée neuve qui surprendra peut-être parce qu'on n'y est pas encore préparé, mais dont l'intérêt pratique apparaîtra peut-être plus tard.

Étant donnée la complexité de la vie moderne internationale, il est certain que, de plus en plus, nos législateurs auront intén-t :\ s.uoir directement ce qui se passe à l'étranger.

Pourquoi ne déciderait-on pas que, par roulement, les députés feraient un stage de 3 ou G mois au delà des frontières, chacun d'eux étant chargé d'étudier une question déterminée d'intérêt actuel et de faire ensuite un rapport au Parlement? Notez que cette mesure ne coûterait absolument rien. L'allocation de 1 250 francs par mois que touchent actuellement nos honorables serait suflisante pour subvenir h leurs frais de voyage et de séjour à l'étranger

Les conséquences pratiques de cette décision seraient les suivantes. De doux choses l'une : ou bien le député s'occupera utilement pendant son séjour à l'extérieur et alors il recevra l'enseignement réellement admirable que donne infaiUihIement la vie au delà des frontières, il reviendra donc au Palais-Bourbou avec des notions nouvelles qui lui permettront de rendre des services plus qualifiés. Ou bien, ce qui est fort possible, le député n'aura pas réellement travaillé à l'étranger. On peut même admettre qu'il s'y sera fortement ennuyé, mais alors par comparaison il appréciera mieux la France et il l'aimera davantage. Dans les deux cas, il aura reçu Timpressioti si féconde en enseignements de la puissance et de l'activité des grandes nations qui nous entourent et il rentrera en France plus incliné à remplir sérieusement son rôle de législateur, plus convaincu de la réalité des grands dangers extérieurs

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qui nous inenacont et comprenant ce point essentiel que la politique extérieure doit désormais dominer notre politique intérieure.

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