IV. LES RÉSULTATS
Il y a au Parlement beaucoup de Français intelligents et de talent qui, pris individuellement, se rendent parfaitement compte du mal et voudraient bien faire. Mais ils sont intoxiqués par l'atmosphère délétère du Palais-Bourbon. Leur caractère s'est peu à peu dissous dans cette ambiance fâcheuse et ils donnent, comme nous le constaterons, des exemples de véritable folie collective.
, . . ^. Le dévoiement de notre parle-
Appreciations . , . , , ,
, . , mentarisme produit des résultats
autorisées. '
tels que Le Temps (11 janvier 1912)
a constaté : « Il a été une fois de plus établi devant la France et devant l'Europe que notre Parlement envisage la politique extérieure comme un moyen de politique intérieure. "
M. Doumer, justifié pleinement depuis par les faits, a jadis qualifié de péril national la présence de M. C. Pelletan au ministère de la Marine; M. Briand s'est vu obligé de signaler le danger des mares stagnantes que sont nos circonscriptions d'arrondissement; et M. Combes, aidé de ses amis, a courbé la France devant un sectarisme tel que
M. Millerand, au moment de l'affaire des fiches, a prononcé le mot fameux de régime abject.
Enfin, M. U. Poincaré, faisant un tableau de la situation à la fin de 191 1, intitulait un de ses articles de La Dépêché de Toulouse : Le manoir à l'envers.