RAISONS DE NOS LACUNES MILITAIRES
I. L'œuvre du général André et de son cabinet. — Les fiches et leurs suites.
II. On a voulu une armée sociale et pas militaire. — Les enseignements varies donnes au régiment. — Les réformes de M. Chéron.
m. Comment on a donné systématiquement des primes aux mauvais soldats, à l'indiscipline et aux apaches militaires.
— Décisions officielles symptomaliques.
IV. La politique dans l'armée. — Les recommandations des parlementaires ont détourne les soldats de l'entraînement militaire. — Des mesures officielles ont introduit la politique dans les régiments. — Les officiers et les parlementaires. — Les préfets et les officiers. — L'état d'esprit des officiers à la fin de 1911. — L'intervention de M. Joseph Reinach. — La circulaire Messimy. — La circulaire Millerand.
V. La condition présente des officiers. — Mesures ministérielles qui ont porté atteinte au prestige et à l'esprit de corps des officiers.
— Le malaise actuel des cadres. — La crise de l'avancement. — Le Parlement et l'insuffisance des soldes. — Le discrédit des fonctions militaires.
Aucun observateur impartial ne pourra vraisemblablement se soustraire à cette constatation : la plupart des lacunes militaires que nous sommes obligés de constater actuellement sont d'ordre moral et elles sont une conséquence très nette de la crise issue de l'Affaire Dreyfus.
Il apparut, en effet, aux chefs de parti qui montèrent au pouvoir à la suite de l'Affaire qu'il y avait urgence à changer radicalement l'esprit de l'ancienne armée. Cette mission fut
confiée au général André qui, en raison des sentiments qu'on lui connaissait, offrait à cet égard toutes les garanties.