‹ La crise ministérielle et Mr. Denis Benjamin Viger, etc. [microforme]Chapitre 3 sur 8 · S CE · texte numérisé non relu

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verneur, et qu’entrainé par l’exemple même que venaient de lui donner ceux qui devaient l’éclairer par leurs conseils, il ait suivi l'impulsion du sentiment naturel à l'individu placé dans des circonstances analogues, en répondant d’une'manière argumentative, au lieu de leur interdire simplement sur une pièce semblable toute explication.

On ne doit pas laisser ce sujet sans faire observer, qu’indépendamment de tant d’autres motifs décisifs pour les Ministres résignataires encore alors également Conseillers, de repousser la demande de ces documents. Sous le Gouvernement Responsable les sentiments personnels de celui qui se trouve à la tête de l'administration ne devant jamais devenir des sujets de discussion, leurs communications doivent toujours se réduire aux plus simples expressions possibles. D’abord c’est l'unique moyen d’un côté d'éviter jusqu’à ces légères erreurs auxquelles il n’est guères possible d'échapper dans la chaleur de la composition, c’est de même Punique de se mettre en garde contre, le danger de fausses interprétations résultant trop souvent. d’associations d’idées qui, répandues généralement par suite de circonstances particulières, peuvent égarer, pour un temps, même une foule d'hommes sages d’ailleurs et de grandes lumières. Tel a été, par exemple, l’auteur peut le dire avec certitude, pour un grand nombre de personnes le résultat de ce qui, dans la réponse de Sir Charles, est relatif au Bill des Sociétés Secrètes.

Elles lont soupçonné de sentiments favorables à l’Orangisme, institution d’après laquelle des citoyens se placent en dehors de la société politique, dans des vucs comme avec des intérêts différents, qui peuvent, qui doivent par la nature de la chose elle-même, à tout moment, devenir opposés ; qui s’obligent à se soutenir réciproquement par un serment qui, plus qu'illégal, qualifie leur allégeance de manière à pouvoir à chaque instant la rendre illusoire. On peut dire hardiment que le Gouverneur est bien loin de nourrir des sentiments

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de cette nature. On croit pouvoir ajouter qu’il désavoue, qu’il condamne d'une manière formelle toute institution semblable.*

Quoiqu’on puisse en dire, et laissant de côté la considération d’un document qui, comme on le verra, n’aurait jamais dû paraître devant la Chambre, on doit faire observer qu'il se terminait par le protêt le plus formel contre l’explication que les Ministres se proposaient d’offrir au Parlement. Si, jusqu'à la réception de la. réponse du Gouverneur, ils s’étaient cru le droit de donner des explications devant la Chambre, même en supposant qu’ils l’eussent pu faire en vertu d’une permission verbale, et sans spécification des faits sur lesquels elle pouvait seule leur être permise, on ne peut guèrés imàginer comment ils purent ne pas voir que ce document, qui comportait nécessairement la révocation de cette permission, devait les réduire au silence, sauf à prendre ultérieurement le moyen constitutionnel de l’obtenir.

On fn’aurait dû regarder la réponse du Gouverneur

que comme ce qu’elle était réellement, sa protestation contre un procédé que rien ne pouvait justifier; qui, d’ailleurs, n’était pas susceptib4\ d’être mise sous les yeux de la Chambre. S’il a, comme on peut le croire, donné l'ordre ou la permission de la lire, c’est que, n’ayant réellement plus de Ministère dans le sens technique du mot, ni personné qui, dans la: Chambre, püt prendre sa défense, il pouvait penser qu’il était nécessaire de, faire connaître sa manière d'envisager les choses;siles Ministres malgré cette protestation prenaient sur eux de donner devant la Chambre des explications

* Les réflexions qu’on vient de voir sur la nature de cette Association devraient, ce semble, ouvrir les yeux de tous ceux qui, parmi les Orangistés, joignent à la connaissance des principes du Gouvernement, des connaissances de morale publique et de leurs devoirs comme Membres de la Société Politique.

On croit devoir en passant faire à.ce sujet remarquer que Mr. Viger, dans la Chambre, avait soutenu le Bill sur une foule de raisons dont les journaux n’ont pas non plus rendu compte au public.

jé, de la nature de celles que comportait le document qu’il on avait reçu. |

Ces remarques n’ont pas pour but de justifier cette démarche, mais d’en signaler les causes. On verra que

"1 Mr. Viger s’est prononcé formellement sur cet article. L: Ire Le vingt-neuf, ayant reçu cette communication du % nel Gouverneur, l’Honorable Procureur Général du Haut- ÿ of- Canada n’en crut pas moins devoir entrer dans de lon- .| la gues explications sur la conduite des Ministres, sur leurs | )n- rapports avec le Chef du Gouvernement dans le Conseil 0 | IP- Exécutif, et sur les sujets de leurs délibérations depuis 4 rt qu’il avait pris les rènes du Gouvernement. | fl 11e ni | E.

nà- Qui pourrait se faire une idée de l’étonnement de M. 3 nt, Viger. lorsqu'il entendit l’honorable Membre débuter f tte | par de semblabies explications? Malgré son respect à ire M pour lui personnellement, comme pour les règles ordi- 7) naires, il ne crut pas pouvoir se dispenser de l’inter- ul rompre comme, par exception, la chose est permise en î ur pareilles circonstances, pour lui demander s’il avait du à on Gouverneur la permission de donner ces explications. î ui, La surprise de M. Viger devint bien plus grande encore : les lorsque l’Hon. Procureur Général lui répondit de la î re, manière la plus formelle dans l’affirmative. Après . 1e, QuRUqON tentatives pour faire connaître ses motifs de ï h- oute à cet égard, en même temps qu’il rendait justice : it à l’Honorable Procureur Général de le croire simcère à eg. et de bonne foi, mais dans Perreur, M. Viger se vit ï les | forcé de garder le silence, pendant que l’'Honorable : ent Procureur Général continuait d’appuyer sur de nom- )ns breux sujets de la nature de ceux que l’on vient d’in- À diquer. 4 ion: À la suite de cette scène, qui devra maintenant pa- ï ; vil raître étrange, M. Viger, dans son premier discours; >. es entr’autres choses, témoigna son profond regret de: ne # pouvoir partager l'opinion de l’Honorable Procureur 4 pe Général. par rapport à la permission qu’il, se supposait 4

d’entrer dans des explications, qui lui paraissaient beau-

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