‹ La crise montanisteChapitre 35 sur 60 · III (Œ., I · texte numérisé non relu

III (Œ., I

en latin ^. On a lu plus haut ^ un fragment de l'amplification par laquelle celui-ci débute. Qu'il appartienne à la période où l'auteur était déjà montaniste, cela est incontestable. Toutefois, il ne me paraît nullement démontré que Tertullien s'y inspire d'un enseignement explicite du Paraclet. Il y avait longtemps qu'il était personnellement d'avis qu'il fallait voiler la beauté périlleuse, jades tant periculosa, des vierges. Il avait développé ses raisons dans le de Oratione ^ et il y était revenu par voie d'allusion dans le de Cultu Feminarum *, D'ailleurs l'usage chrétien en Orient comportait généralement le voile, et l'on ne voit pas que cet usage y fût combattu ^. Montan n'avait donc pas eu à prendre parti à ce propos. La phrase de Tertullien au § i du de Virg. uelandis ; « Hune (Paracletum) qui audierunt usque non olim [usque nunc, Rigault] prophetantem, uirgines contegunt » ne marque pas autre chose que l'accord des montanistes de Carthage, fidèles à l'esprit toujours austère de leur guide, en la présente controverse.

Il y a lieu de faire à propos du de Corona des réflexions analogues. Ce traité naquit d'un incident fortuit. C'était en l'année 211. Un donatimim allait être distribué aux soldats du camp de Lambèse, en Numidie. Tandis qu'ils s'avançaient tour à tour, le front ceint de lauriers, pour recevoir le cadeau impérial, l'un d'eux, au lieu de mettre sa couronne sur la tête, la prit à la main, « manifestant par là qu'il était chrétien ». Le coupable, dépouillé de son uniforme, avait été jeté

^ xxi-xxii (RW., I, 192, 23).

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