SCÈNE V
■ Les mêmes, JULIETTE \
JULIETTE, du fond.
Ah! vous êtes tous deux de fiers paresseux!... Savez-vous que j'ai déjà fait deux lieues dans le parc, moi!
• Juliette, de Marsan, Dessoles.
IIP PARTIE. 41
DE MARSAN, affectueux.
Et te voilà fraîche comme la rosée aussi, ma chère amie)... (n lui prend la main.) Bonne Juliette!... Mais regarde-la donc, Pierre!... Ne dirait-on pas une gracieuse allégorie du prin- \ temps?
| JULIETTE, avec une moue de dédain. '
Oh! mon Dieu! que je déteste les tendresses publiques !... Et d'où vous vient donc ce matin ce visage épanoui, monsieur?... Qu'est-ce qu'il y a donc dans ce journal ? (Montrant le
journal imprimé qu'il tient à la main.) Est-ce que VOUS êtes nommé quelque chose?
DE MARSAN
Du tout... au contraire... c'est-à-dire j'ai obtenu le congé que je-demandais... le suis si heureux, ma chère enfant, de me retrouver là avec toi, comme il y a dix ans!...
JULIETTE. Elle le regarde arec une sorte d'étonnement ; puis, se retournant Yen Dessoles, elle lui demande sèchement.
Qu'est-ce qu'il y a?
DESSOLES
11 vous Ta dit, madame, il est heureux!... (saluant.) On le serait à moins.
JULIETTE
Enfin... nous promenons-nous, ou ne nous promenonsnous pas avant de déjeuner?
DE MARSAN
Pour moi, j'ai à écrire ; mais Dessoles va t'accompagner...
(Goguenard et faisant passer Dessoles près de sa femme *.) Va ayec ma
femme, mon ami.., va, va te promener I
DESSOLES
Mais j'ai peur que' madame ne soit fatiguée.
JULIETTE
Mais non, je suis prête à recommencer.
DE MARSAN
Mais va donc, mon ami... Je crois, Dieu me pardonne, qu'il craint que je ne sois jaloux!... Allons t va, homme trop délicat, val
DESSOLES
Eh bien, madame, voulez-vous mon bras?
* Juliette, Desgote, de Marsan.
JULIETTE. Elle prend le bru droit de Dessoles | et, en passant devant son mari pour sortir, elle lui dit i
Vous pouvez vous vanter d'être uu homme bien singulier, vous, allez I (ils tortenu)