‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 133 sur 396 · Deutsche Reichslagsakten^X, 313 et suiv · texte numérisé non relu

Deutsche Reichslagsakten^X, 313 et suiv

les traces de l'anarchie par des ordonnances réparatrices l. De plus, à l'avantage d'être moins éloignée de Rome, Bologne joignait celui d'être également plus près de Gonstantinople, Martin V, à la fin de son règne, avait obtenu l'assentiment de Jean Paléologue au projet d'un concile d'union qui devait se tenir en une des villes de la côte orientale d'Italie. Ces pourparlers venaient de reprendre, et Bologne était une des cités qui avaient le plus de chance d'être agréées par l'empereur et par le patriarche de Constantinople ~. Dès lors, pour ne pas tenir deux conciles à la fois, il y avait tout avantage à ne point poursuivre plus longtemps l'essai infructueux de Bâle et à concentrer les eiforts de la chrétienté et du saint-siège sur la célébration, dans un délai de dix-huit mois, à Bologne, d'un concile général de réforme et d'union.

Ce concile, dans la pensée du pape, ne devait pas se substituer à celui de Bâle, comme celui de Sienne à celui de Pavie.

1. Cron. di Bologna (Murât., XVIII, 631, 632, 637) ; Ann. Bonon. (ihid., col. 871- 73) ; Pompeo Vizani, Dieci libri délia historia délia sua patria (Bologne, 1596, in-4°), p. 318 etsuiv., 33 i : G. Pérouse, p. 55-63, 72, 77-83. — Les ordonnances de Fantino Dandoli se trouvent notamment à l'Archivio del Gomune de Bologne, Lihro Fantini, fol. 8 r", 10 et suiv., 19 v°, etc. — Quelques jours à peine après avoir pris cette détermination, le pape eut lieu de craindre que la tranquillité de Bologne ne fût troublée par les intrigues du duc de Milan. C'est ce que prouve la lettre suivante, du 4 décembre 1431, adressée à Baptiste Canedoli : « Relatum est nobis aliquos nunccios dilecti filii nobilis viri ducis Mediolanensis cum nonnullis civibus Bononiensibus in civitate nostra Bononie per hos dies practicas aliquas tenuisse"; quas et si, de fidelitate et devotione populi Bononiensis, de prudentia et sollicitudine gubernatoris, de fide et circumspcctione tua plurimum in Domino confidentes, non multi existimemus, aut quitquam proinde grave vereamur, hortamur tamen in Domino dilectionem tuam ut, quemadmodum precipue dilectionis fdios decet, quinam lui cives sint qui taies cum prefatis nunciis practicas et sermones tenent, diligenter inquiras, eorumque incepta atque intentiones pro posse infringas, de hiisque... cum dilecto filio Fantino Dandulo... sollicite conféras. » (Arch. du Vat. , Rey. 370, fol. 46 r°.) — Cette hostilité milanaise fut, d'ailleurs, une des objections soulevées contre le choix de Bologne.. On se plaignit aussi des épidémies fréquentes dans cette ville et de l'esprit turbulent de la population, mais surtout. du voisinage de Venise et des raisons qui devaient faire craindre pour l'indépendance des pères (J. Haller, I, 289, 296, 300).

2. Cecconi, Studi ' sforicisul Concilio di Firenze (Florence, 1869., in-8°), I, p. 59, 69, xvm.

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