‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 138 sur 396 · G. Pérouse, p. 28 et suiv · texte numérisé non relu

G. Pérouse, p. 28 et suiv

2. On admet généralement que Louis Aleman cessa d'être vice-camérier du jour où il fut envoyé comme légat en Romagne. Ces fonctions paraissent, en effet, remplies, à la fin du pontificat de Martin V, par Benoît de'Guidalotti et, dès l'avènement d'Eugène IV, par Pierre Assalbit, évêque d'Alet (du 14 au 22 mars 1431), puis (à partir du 30 mars) par François Condolmario (Gottlob, Aus der Caméra aposlolica des 15. Jahrhunderts, Innsbruck, 1889, in-8°, p. 268; G. Pérouse, p. 46). Il faut bien pouriant qu' Aleman ait conservé quelque droit au gouvernement de la Chambre apostolique ; car, dans une bulle du 20 septembre 1431, Eugène IV explique que, dès son avènement, il a constaté une rivalité fâcheuse au sujet de l'office de camerlingue entre le cardinal Aleman et le notaire Odon « de Varris », qu'après diverses négociations, il a chargé le cardinal de Rochetaillée de demander aux deux rivaux leur démission, au besoin de les destituer et de leur nommer un successeur : tous deux s'étant exécutés de bonne grâce, il nomme son neveu, François Condolmario, régent de la Chambre apostolique (Arch. du Vat., Reg. 310, fol. 40 r°).

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