‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 152 sur 396 · Mansi, XXX, 237-218 ; J. Haller, II · texte numérisé non relu

Mansi, XXX, 237-218 ; J. Haller, II

3. Bibl. nat., ms. lat. 1575, fol. 9! r° ; Bibl. Mazarine, ras. 1681, fol. 91 r° ; Bibl. de Dijon, ms. 579, fol. 21 v° ; Mansi, XXX, 80.

Romains Sigismond j . Ce dernier avait pris le concile sous sa sauvegarde, dès le mois de juillet, et désigné, au mois d'octobre, le duc de Bavière Guillaume comme son représentant à Bâle et comme le protecteur de l'assemblée 2. Les pères maintenant réclamaient la présence effective du roi des Romains, celle du duc-protecteur, celle des prélats d'Allemagne. Ils ne parlaient à Sigismond que sur un ton dédaigneux de « certain évêque de « Parenzo, soi-disant trésorier du pape, qui leur avait apporté une « prétendue bulle de dissolution », à laquelle ils entendaient opposer la plus vive résistance 3. Ils envoyèrent le doyen de Strasbourg aux Electeurs ecclésiastiques et aux autres prélats de la région rhénane, pour leur recommander de n'en tenir aucun compte, et Nicolas Lami, avec une mission semblable, vers l'Université de Cologne, puis en France et en Angleterre 4. Une encyclique du 21 janvier démentit tous les bruits de dissolution ou de prorogation « semés par l'Esprit malin », annonça la ferme résolution des pères de demeurer à leur poste, ordonna la saisie de toutes lettres ou écrits tendant à interrompre le fonctionnement du synode et persista à dire qu'un pape de la vertu d'Eugène IV ne pouvait pas ne point se montrer favorable au concile °. Dans une autre encyclique, datée du 23 janvier, les pères invitèrent les prélats et délégués de chapitres ou d'Universités à se rendre a Bâle dans les vingt jours, sous peine d'excommunication G. Enfin on décida, le 1er février, que toutes lettres ou instructions tendant à la dissolution seraient supprimées comme contraires à la foi 7.

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