LA DISCUSSION DU 22 AVRIL 1418 XXI
ciliariter : voilà donc que Martin V les ratifie expressément [ !
Erreur ! On dénature la pensée du pape en oubliant les circonstances dans lesquelles ses paroles ont été prononcées. Que veut-il ? Simplement faire entendre qu'il ne ratifiera pas la censure du livre de Falkenberg. Et, comme on lui objecterait qu'il a bien ratifié les condamnations de AVyclif, de Jean Hus et de Jérôme de Prague, il fait observer : 1° que ces hérésies intéressaient gravement la foi; 2° qu'elles ont été condamnées par le concile en sessions conciliariter , et non, ainsi que le livre dont il est question, dans des assemblées partielles. Tel est l'unique sens de sa déclaration 2. Bien loin de sa pensée est de prendre un engagement quelconque au sujet des décrets des quatrième et cinquième sessions. Il serait indigne d'une critique sérieuse d'exploiter les paroles tombées ainsi de la bouche du saint-père au cours d'une session tumultueuse, pour les détourner de leur sens évident, en étendre arbitrairement la portée et en conclure à l'acceptation par le pape du principe de la suprématie conciliaire.
En somme, ni Martin V n'a ratifié, d'une manière générale, tous les décrets du concile de Constance, ni les pères n'ont sollicité semblable ratification. Dans l'un de ces faits, les adversaires de la souveraineté pontificale voulaient voir la reconnaissance par le pape de la suprématie conciliaire. Dans l'autre, les défenseurs du saint-siège trouvaient la