Cf. Monum. Concil., II
4. Discours prononcé le 16 mars 1 133 (cf. J. Haller, II, 370; Monum. Concil., II, 340) par Jean Germain, évoque de Nevers ms. 19&2 de Douai, fol. 282 r", et Ampliss. collect., VIII, 202).
favoriser la tenue duïn concile en Allemagne sans déclarer la guerre au souverain pontife : c'était bien le même Philippe le Bon qui, au moment où il adhérait au synode de Bâle, avait conclu avec le pape une sorte de traité d'alliance, lui demandant ses faveurs, sa protection, son estime, lui promettant, en retour, une filiale obéissance1.
De la part du gouvernement anglais, le concile ne rencontra pas une moins vive résistance, chaque fois qu'il voulut poursuivre ses avantages sur le saint-père.
A cette opposition conciliante se mêlait quelque dépit. Les Anglais se souvenaient que de précédents conciles avaient été divisés en « nations », et qu'à Constance notamment cette manière de voter leur avait permis de jouir, malgré leur petit nombre, d'une aussi grande influence que s'ils eussent constitué le quart ou le cinquième de l'assemblée. Le vote par sections ou « députa- « lions », inauguré à Bàle, réduisait, au contraire, leur rôle presque à rien. Une protestation avait été élevée à ce sujet, dès le début, par un clerc parlant au nom de Henri VI 2. Elle fut renouvelée, à Londres, en l'église Saint-Paul, au nom de tout le clergé de la province de Cantorbéry (16 septembre 1432) 3, et