‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 296 sur 396 · Rinaldi, IX, 157 ; FI. Biondo, p · texte numérisé non relu

Rinaldi, IX, 157 ; FI. Biondo, p

5. FI. Biondo, p. 474 ; N. délia Tuccia, p. 130 ; Cron. del Graziani, p. 375 ; Infessura, p. 30 ; Cron. di Bologna (Muratori, t. XVIII), col. 648 ;cf. Aretino (Muratori, t. XIX), col. 937; J. Simoneta, col. 225 ; Buonincontro (Muratori, t. XXI), col. 141; Xerii Capponii vita (Muratori, t. XX), col. 491 ; G. Morelli, Ricordi (Delizie degli eruditi Toscani, XIX, 107) ; J. Guiraud, op. cit., p. 112, 183. — Le 29 novembre 1433, Eugène constate que beaucoup de Romains ont souffert des déprédations de Fortebraccio et autres, depuis le jour où a été franchi le pont Milvius jusqu'au mois d'octobre : en conséquence, il leur alloue 6.000 fl. d'or à prendre sur les gabelles de Rome, et charge trois Romains de la levée et de la répartition (Arch. du Vat., Reg. 372, fol. 249 r°).

qu'une prétention analogue avait été émise, l'année précédente, par un capitaine espagnol, Sanclie Garillo, parent du cardinal de ce nom : ce capitaine s'était proclamé chef de guerre du concile et, à ce titre, avait ouvert des hostilités dans la Marche et sur le territoire de Pesaro. L'entreprise avait été imaginée par Sigismond à une époque où ce prince cherchait à jouer pièce au pape ; dès l'ouverture de ses négociations avec Rome, le roi des Romains s'était ravisé, trop tard cependant pour empêcher cette incartade de produire ses fruits. La campagne s'était, d'ailleurs, assez vite terminée par la défaite de Sanche Garillo l.

Si les gens de Bâle n'étaient pour rien dans ces déplorables aventures, on abusait du moins étrangement de leur nom 2. L'un des auteurs de ces perfidies est facile à identifier.

Le 21 août 1432, les pères, afin de tirer parti des dispositions favorables du duc de Milan, lui avaient adressé une lettre élogieuse, dans laquelle ils le priaient ou, au besoin, lui ordonnaient de protéger et de secourir leurs adhérents, de provoquer même par le moyen d'une active propagande des adhésions nouvelles ; ils s'engageaient à ratifier tout ce que Philippe- Marie ferait ou dirait pour le succès et l'accroissement du concile 3. L'expédition de cette lettre, œuvre principalement de l'archevêque de Milan, coïncide avec l'incorporation du cardinal de Castiglione ; elle passa presque inaperçue ''. Quels que fussent,

1. Fl. Biondo, p. 473; Deutsche Reichstagsakten, X, 4.S6, 578,644, 645 (notes 1 et 2), 649 (note 1); Monum. Concil., II, 533, 588, 659. — Un mémoire rédigé en Angleterre en 1437-1438, et que je crois devoir attribuer au nonce du pape Pierre dal Monte, dénonce la complicité du concile et du cardinal dans l'entreprise de Sanche Carillo : « Item, ad instantiam. Concilii et domini cardinalis S. Eustachii, qui tune ibidem erat, nepos suus militavit in Marchia Anconitana, que est de patrimonioEcclesie, et eam multipliciter devastavit. » (Bibl. Vat., ms. lat. Vat. 4136, fol/ 218 r°.)

2. Le même Pierre dal Monte rend les pères responsables de toutes les entreprises du duc de Milan contre l'Eglise : « Concesserunt per bullam quod dux Mediolani posset imponere collectas clero sibi subjecto et alia onera pecuniaria pro conservandis g'uerris in Italia et pro invadendo Patrimonium B. Pétri. » (Ibid., fol. 219 r°.)

3. « Quomodocunquo agitando. adhortaudo, fovendo et inducendo » (Mansi, XXX, 228).

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