DÉFAITE APPARENTE DU SAINT-SIÈGE
titude pour ceux qui avaient servi de médiateurs. Si le pape avait cédé, c'est qu'il sacrifiait tout à la paix de l'Eglise, au salut des fidèles. Le synode était exhorté à ne point se départir des règles de gravité et de charité observées constamment dans les conciles œcuméniques [.
Cesarini fut invité à conserver la présidence 2, ou plutôt à la partager avec Jean Berardi, archevêque de Tarente, Pierre Donato, évêque de Padoue (un des anciens présidents du concile de Sienne), et Louis Barbo, abbé de Sainte- Justine 3. Ces trois nonces devaient remplacer provisoirement les cardinaux Albergati, Pierre de Foix, Orsini et Foschi, désignés dès le 1er mars 4, et qui recevaient Tordre de gagner Bâle 5.
Autre bulle destinée sans doute à moins de publicité : Albergati, Jean Berardi, Pierre Donato, etc., recevaient le pouvoir de pardonner, au nom du pape, à tous prélats ou cardinaux coupables d'hérésie, de sacrilège, d'attentats contre le saint-siège et autres, le pouvoir également d'apaiser tous différends, de prendre toutes mesures en vue du rétablissement de la concorde et de la charité dans l'Église 6.
L'ambassadeur vénitien était déjà reparti, emportant la bulle Dudum sacrum du 15 décembre 7 et suivi de près par l'archevêque de Tarente et par l'évêque de Cervia, porteurs du même document 8, quand parvinrent à Rome les autres ambassadeurs impériaux, allemands, polonais, français, bourguignons,