‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 304 sur 396 · Bulle du même jour (ibid., p · texte numérisé non relu

Bulle du même jour (ibid., p

7. Il en emportait deux textes quelque peu dissemblables, qui furent L'un et l'autre envoyés au roi de France (J. Haller, I, 327). Eugène IV avait-il donc conservé l'espoir de faire accepter encore des modifications? Cf. les instructions du sénat de Venise du 7 janvier 1434 (Deutsche Reichstagsakten, XI, 342).

S. Rinaldi, IX, 167.

savoyards. Eugène IV leur donna audience, puis adressa ses remerciements aux princes, s'excusant de la hâte avec laquelle il avait cédé aux admonestations de Venise, sans attendre leurs envoyés, et les assurant que leurs conseils avaient pesé d'un grand poids sur sa détermination. Il ne perdit pas cette occasion d'implorer leur appui. « Par égard pour toi, écrivit-il à Sigis- (( mond, et dans l'intérêt du salut des fidèles, nous avons « mieux aimé céder quelque chose de notre droit que continuer « à défendre l'autorité et la dignité du saint-siège. Tes conseils « ont été suivis ; à toi maintenant de sauvegarder notre perce sonne, nos droits, ceux de l'Eglise romaine !» Et à Charles VII, au duc de Bourgogne, à celui de Savoie, aux Electeurs, aux rois de Pologne et de Portugal il réclamait des instructions formelles, de façon à ce que leurs ambassadeurs et les prélats de leurs états prissent à Bâle une attitude nettement favorable au saint-siège 1.

Cependant la nouvelle de la victoire remportée sur « l'obsti- (( nation » d'Eugène avait précédé à Bâle le retour des Vénitiens. Quand, le 28 janvier 1434, on annonça l'approche de ces heureux diplomates, moitié reconnaissance, moitié curiosité, les pères se portèrent au-devant d'eux en grand nombre.

Il en fut de même, trois jours après, quand arrivèrent les deux nonces 2. Ambassadeurs et prélats allèrent fort loin à leur rencontre. Sigismond, en personne, leur fit l'honneur de s'avancer à la distance d'un trait d'arbalète hors des murs 3.

La nouvelle bulle fut lue le 2 février et relue, en assemblée générale, le 4. L'archevêque de Tarente fît observer que le saint-père accédait à tous les désirs du synode : par amour de

L. FI. Biondo, p. 477, 478; Rinaldi, IX, 167, 168; Deutsche Reichslagsaklen, XI, 128, 129 ; J. Haller, I, 327, 328, note 1 ; Guichenon, IV, i, 298.

2. Leur passage par la Vénétie est signalé le 16 janvier dans la chronique de Sanudo (Muratori, XXII, 1035), qui a le tort de confondre l'évèque de Gervia avec celui de Corneto.

3. Monnm. Concil, II, 561 ; J. Haller, I, 76; III, 16 ; V, 392.

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