C'est ce dont il sera question plus loin
2. Le clergé d'Auxerre implore une remise le 29 juin 1433, stupéfait que le concile lui ait adressé des bulles pour la levée d'une demi-décime (Ampliss. collect., VIII, 616). A Bàle, au mois de juillet, la « nation française » fait encore une vive opposition à un projet détaxe générale sur le clergé (Monum. Concil., II, 406).
3. J. Haller, II, 529, 530; III, 12, 14, 22. — Une bulle explicative du 4 mai 1434 ordonna que la demi-décime serait levée même sur les cardinaux, les religieux, les membres de l'ordre de l'Hôpital, etc., sans aucune exception (Arch. nat., K 1711% fol. 184 v°). A Autun, je constate dès le 17 mars 1434 l'existence d'un collecteurde la demi-décime (Bibl. nat., ms. lat. 1501, fol. 42). En Normandie, le receveur principal est lévêque de Coutances (v. un compte de deux chanoines, ses délécués, remis le 17 octobre 1435, Arch. de Seine-Inférieure, G 1908); en Bourgogne, c'est l'archevêque de Lyon et l'évèque de Nevers (ms. lat. 1501, fol. 92). A Troyes, la demi-décime est levée, en 1434, « pro reductione Bohemorum et pace facienda » (Arch. de l'Aube, G 3981). Cette levée provoqua pourtant de nombreuses oppositions, de la part notamment du duc de Bourgogne et des Electeurs de l'Empire : elle ne put, pour cette raison, s'opérer en Allemagne ^J. Haller, III, 77, 105, 117 ; Monum. Concil., II, 542, 592). Le 4 août 1434, les Carmes, les Dominicains et les frères Mineurs de Valence en appelèrent au pape et au concile mieux informé (Bibl. nat., ms. Moreau 249, fol. 189).
i. ^Eneas Sylvius, Epistola retractatoria (éd. Fea, p. 8).