‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 343 sur 396 · RÉVOLUTION A BOLOGNE · texte numérisé non relu

RÉVOLUTION A BOLOGNE

ce même neveu du pape qui avait échoué, comme on sait, dans le Comtat-Venaissin. Son succès en Romagne ne fut pas de longue durée. Pour se défendre contre les Canedoli, cherchat— il, comme onl'a dit, ainsi que l'avait déjàtenté son prédécesseur, à introduire dans Bologne le capitaine vénitien Gattamelata ? Et cette manœuvre excita-t-elle le mécontentement populaire l ? En tout cas, dans la nuit du 21 2 ou du 22 mai 1434 3, au moment où venait d'éclater la révolution romaine, le palais de Condolmario futenvahi. Ion se rendit maître de sa personne ; un gouvernement républicain fut institué 4, comme à Rome, et, là aussi, un neveu du pape demeura prisonnier des révolutionnaires. Les Canedoli n'avaient pu accomplir ce coup de main, ou ne purent en tirer parti, qu'avec l'aide dune troupe de 200 chevaux empruntée à la garnison milanaise d'Imola 5.

Dans les dernières semaines du mois de juillet, les pères de Bâle se décidèrent enfin à faire partir pour l'Italie deux commissaires, François Marerio, évêque de Brescia, et Pierre dal Monte, docteur en droit, chargés de négocier la libération des deux Condolmario, le cardinal François, à Rome, l'archevêque Marc, à Bologne. En même temps, les cardinaux Albergati et Cervantes devaient se rendre à Florence avec mission de travailler à la pacification de la péninsule, mais aussi de sceller l'accord avec le pape et de veiller à l'observation des décrets du concile lj. Il est

1. P. Vizani, Dieci lihri délia, hisloria,p. 335 ; Annal. Bonon., loc. cit.

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