‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 344 sur 396 · Cronica di Bologna (Murât., XVIII · texte numérisé non relu

Cronica di Bologna (Murât., XVIII

3. Nicole Seccadinari, Historia di Bologna (Bibl. universitaire de Bologne, ms. 437'). G. Morelli (Delizie d. erud. Toscani, XIX, 113) fournit la date, évidemment fausse, du 4 janvier 1434.

4. Cattanio Cattani (Croniche délia citta di Bologna, Bibl. universitaire de Bologne, ms. 429, fol. 48 v'j mentionne sous la date du 9 juin l'institution des Dix delà Balie.

5. P. Vizani, p. 337. Cf. Cronica di Bologna, col. 649, 650 ; Neri Capponi, col. 1181; J. Simoneta, col. 233; Sanudo (Murât., XXII, 1035) : « E tutto questo fu opéra del duca Filippo di Milano. »

6. On leur remit un grand nombre de lettres pour les princes, les villes, les chefs de troupes ; ils devaient emporter de pleins pouvoirs pour réconcilier les Romains avec le pape, replacer sous la domination de l'Église les provinces conquises ou révoltées, pardonner tous excès, crimes de lèse-majesté, etc. (Monuin. Concil., II, 712, 721; J. Haller, III, 145, 149, 150, 154, 158).

permis d'ajouter qu'en éloignant Albergati les pères n'étaient peut-être pas fâchés d'échapper au contrôle du plus indépendant, du plus courageux, du plus gênant de leurs présidents '.

Cependant, avant qu'aucun de ces légats ou commissaires se mît en route, la cause de la révolution fut audacieusement plaidée à Bâle par un ambassadeur du peuple romain, le chancelier Porcello. Il rendit la détestable politique d'Eugène IV uniquement responsable des guerres et des ruines qui avaient amené ce qu'il appelait élégamment la « soustraction d'obédience » des Romains. Afin de se concilier plus sûrement les pères, il déclara ses concitoyens prêts à leur obéir et à leur venir en aide : de fait, peu de jours auparavant, la ville de Rome avait été incorporée au concile en vertu d'une procuration remise aux cardinaux Cesarini et Gapranica 2. Deux des représentants du saintsiège cherchèrent bien à justifier le pape, rappelèrent l'injurieuse surveillance exercée sur lui au Trastévère, se plaignirent de la longue captivité du cardinal-camerlingue. Porcello eut l'audace de répondre qu'il fallait bien obliger François Condolmario à rendre compte de son administration et obtenir restitution de places et de terres appartenant au peuple. L'orgueilleuse assurance de ces délégués romains est attestée par un témoin 3 : « On eût dit qu'ils venaient d'expulser Tarquin le Superbe, tant « ils exaltaient leur vaillance, tant ils se vantaient de posséder « encore des Brutus, des Caton,des MuciusScœvola et des Horace tius Codes ! » Le plus étrange est qu'il se trouva au moins un cardinal, Capranica, pour donner tort au pape dans cette circonstance. A Bâle, c'est Eugène IV qui semblait être l'accusé ;

1. Dès le 14 août, Ambroise Traversait avait fait part de ses soupçons au pape à cet égard ; il constatait en même temps le retour en Italie d'un autre président, Louis Burbo (Ambrosii Traversurii latinse epistolse, éd. L. Mehus, Florence, 1750, in-fol., col. 22); celui-ciavait quitté Baie, en effet, le 12 juillet J. Haller, III, 148).

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