‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 36 sur 396 · OUVERTURE DU CONCILE A PAVIE · texte numérisé non relu

OUVERTURE DU CONCILE A PAVIE

Dans les semaines suivantes arrivèrent Philibert de Montjeu, évêque d'Amiens, probablement Jean d'Arnheim, de l'Université de Paris1, le prieur de Soulac, audiocèsede Bordeaux, et quelques prélats d'Angleterre ~.

On s'occupait de réclamer aux autorités milanaises les lettres d'asseurement et les sauf-conduits nécessaires 3. Philippe-Marie, qui venait de surprendre Forli, dans les Etats de l'Eglise4, ne s'en montrait pas moins hospitalier dans ses propres états : il mettait trente-neuf maisons de Pavie à la disposition du sacré collège, de la curie et des princes ou prélats notables 5. Mais à peine commençait-on à organiser le concile qu'il ne fut plus question que de le disperser.

Manœuvre du pape, dira-t-on,qui cherchait par tous les moyens à faire avorter le synode, ou du moins à le soustraire aux influences milanaises ! Cette pensée se présente si naturellement à l'esprit qu'il ne faut pas s'étonner d'en retrouver la trace dans un écrit d'^Eneas Sylvius0. Mais on est bien forcé de se rendre à l'évidence. Une épidémie très réelle, bien qu'elle vînt à point pour dispenser le pape d'invoquer d'autres raisons, avait éclaté dans Pavie.

1. Denifle et Châtelain, Auclarium Chartularii Univ. Paris., II, col. 218, note 3 ; cf. col. 295. — Le 8 avril, l'Université se préoccupait de faire porter son rôle au concile.

2. Sans doute les évêques de Lincoln et de Winchester, l'abbé de Glastonbury, etc., mentionnés comme se rendant au concile général dans des actes du 6 mars, du 23 avril et du 3 mai. Dans le premier, au lieu de « Parys », lire : « Pavie ». (Rymer, IV, iv, 87, 91 ; Muratori, III, h, 865.)

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