‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 377 sur 396 · Monnm. Concil., II, 79 i · texte numérisé non relu

Monnm. Concil., II, 79 i

3. lhid., p. 784. Cf. G. Pérouse, p. 192. « Au mois dcmai 1-436, les pèresprétendaient avoir dépensé de leur bourse, pour le fait des Grecs, environ 16.000 ducats

le transport et pour l'entretien prolongé des Grecs en Occident ? On en vint à penser que le meilleur moyen de battre monnaie était de provoquer les offrandes volontaires des fidèles en leur promettant des indulgences. Prérogative du saint-siège, objectèrent les uns! L'Eglise a même pouvoir, répliquèrent les autres. Et ce fut, au sein de l'assemblée, une nouvelle lutte de principes, qui, malgré les supplications des présidents et l'avis contraire d'une des députations, se termina, comme les précédentes, au désavantage du souverain pontife : la bulle d'octroi des indulgences serait expédiée par le concile, communiquée seulement, après coup, à Eugène, qui serait exhorté à l'approuver, à écrire à ce sujet aux princes, aux fidèles, à suspendre enfin, pour un temps, l'effet des autres indulgences l. Un pen plus tard, l'accord se fit entre les députations sur un texte un peu plus élastique: les indulgences devaient être octroyées par le concile, puis le pape respectueusement prié de prêter son concours à une œuvre dont l'utilité semblait indiscutable (4 mai 1435) 2.

L'esprit dominateur qui dictait au concile la plupart de ses résolutions rendait bien difficile la prolongation de la bonne entente qu'Eugène IV s'était flatté d'entretenir avec les pères.

Au mois de juillet 1435, il vit venir à Florence deux envoyés

[Monum. Concil., II, 904). Dans l'encyclique du 19 octobre 1437, ils rappelèrent que plusieurs d'entre eux, outre l'argent qu'ils avaient prêté, avaient mis en gage leurs joyaux'et leurs meubles 'ibid., p. 1056). .Eneas Sylvius note également, au début du concile, de beaux traits de générosité : les ambassadeurs envoyés vers les rois de France et d'Angleterre et vers le duc de Bourgogne, en 1432, auraient pourvu eux-mêmes aux frais de leurs voyages [De rébus Basilese gestis, p. 44).

1. Concil. Basil., III, 306, 311, 312; V,116; Monum. Concil., II, 785; Ampliss. collect., VIII, 79*.

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