‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 390 sur 396 · V. plus haut, p · texte numérisé non relu

V. plus haut, p

5. Le 1er décembre (Murât., XIX, 979). Dès le 20 avril 1434, Georges Cesarini avait écrit, de Bâle, à Mathieu Correr, secrétaire du marquis de Mantoue : « Dominus cardinalisRothomagensis, qui ad ecclesiam suam ivit, nundum reversus est : timetur, quando intelliget Papam Florentiam venisse, immédiate ad

de Castiglione l et même Colonna'2. Ce dernier, considéré comme assez simple desprit, ne pouvait, au dire de Traversari, ni rendre de grands services, ni causer de grands dommages : il convenait cependant de ne point faire ti de ses avances et de le rassurer quant à la restitution de ses biens3. C'est ce que comprit le pape, et, malgré les efforts des pères pour le retenir 4, le jeune cardinal deux fois fugitif et rebelle revint, à Florence, grossir la cour d'Eugène IV.

Précédemment celle-ci avait fait une recrue beaucoup plus importante en la personne de Capranica. Entre le pape et le cardinal qui s'étaient mutuellement contesté leurs titres, la paix avait été conclue, à Bâle, le 30 avril 1434, par les soins des présidents, garantie par la république de Venise, puis ratifiée par Eugène IV. Le pape finissait par où il aurait dû commencer : il reconnaissait à Capranica le titre de cardinal, le réintégrait en possession de tous ses biens, dignités, évêché, bénéfices, s'engageait à bien l'accueillir et à lui laisser toute liberté. Capranica, de son côté, promettait de rendre à Eugène le respect et l'obéissance dus au souverain pontife, de défendre en tous lieux la cause du saint-père et de le rejoindre, dès qu'il pourrait le faire convena-

ipsu-m proficiscatur, poslquam pacifica possessione vicecancellariatum jam obtinet, pro quo obtinendo sepe vertit se ad illam parlem unde ventum secundum valuit captare.

Quid non mortalia pectora cogis, Auri sacra famés !

Non dedissem aliquo modo ori meo ita dimissam habenam, nisi vidissem literam quamdam a Roma mihi directam, in qua significata est michi hec pratica. » ( Archivio Gonzaga de Mantoue, Carteggio degV inviati ed altri ne' Sviszerî, E xvn, n° 3.)

1. Qui célébra à Florence la messe de minuit (Murât., XIX, 979).

Page 1