‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 391 sur 396 · Le 10 décembre {ibid · texte numérisé non relu

Le 10 décembre {ibid

3. A. Traversari, col. 81, 147, 132, 17 3. Cf. J. Haller, II, 534 ; III, 406, 448.

4. Ibid., III, 455. Cf. une lettre du 15 mars [1435?] par laquelle Eugène place le cardinal Colonna sous la protection du saint-siège, « suoque respectu ejus fratres, quos speramus nobis et Ecclesie fidèles ac multipliciter fructuosos, ac dilectum filium nobilem virum Conradinum de Pileo, eorum adherentem. » (Arch. du Vat., Reg. 366, fol. 138 v°.)

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blement '. Ce même chapeau que lui avait attribué une sentence des juges de Bâle, il le reçut de nouveau des mains d'Albergati, duement autorisé à cet effet (11 août) 2, puis s'en vint à Florence (juin 1435), où le gracieux accueil du pape lui présagea une faveur qui, d'ailleurs, ne se démentit pas 3.

Ainsi se reformait peu à peu autour d'Eugène IV un bataillon compact d'utiles serviteurs. Une conception nouvelle de leurs intérêts ou de leur devoir ramenait près de lui les déserteurs. Encouragé par ces retours et par l'annonce d'autres conversions, le pape ne se sentait plus aussi abandonné.

D'autre part, ses yeux s'étaient ouverts à la lecture des notes de ses nonces et au spectacle des événements ; il jetait sur la situation et sur l'avenir un regard plus clairvoyant. Malgré les sacrifices cuisants qu'il avait consentis, la lutte recommençait entre le concile et lui, ou plutôt elle n'avait jamais été interrompue. Un moment il s'était flatté, ou peut-être il avait feint de croire, que l'ère des dissentiments était close, qu'une radieuse période d'union féconde allait s'ouvrir : cette illusion s'était entièrement dissipée4. Aussi bien sur le terrain des réformes que sur celui des

1. Catalano, p. 202, 209, 212. La ratification du pape, datée de Florence, le 15 juillet 1431, se lit dans le ms. Strozzi 33 (fol. 433 v°) de la Bibl. Laurentienne. Cf. la déposition du notaire de la Chambre Laurent de Rotella, du 2 juin 1438 (Bibl. nat., ms. lat. 1511, fol. 136 v°), et celle du chanoine de Venise Antoine de Pérouse, du même jour (ibid., fol. 134 v°) : « Exemplificando de spoliatione domini cardinalis de Columpna et etiam de domino cardinali Firmano, cui Papa promisit multa ut recederetabipsoConcilio, prout idem dominus cardinalis dixit; et ipse testis portavit, ut dixit, brève Pape de illo promisso cardinali predicto ad hoc Concilium. »

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