‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 392 sur 396 · Catalano, p · texte numérisé non relu

Catalano, p

3. Ibid., p. 217, 235. .Eneas Sylvius, De rébus Basileœ gestis (éd. Fea), p. 51 ; Vespasiano da Bisticci (A. Mai, Spicil. Roman., I, 185). Cf. Rinaldi, IX, 114; Concil. Basil., V, 119. — -V. cependant plus loin (t. II, p. 96) les précautions auxquelles il crut devoir recourir en 1437.

4. Jean de Ségovie représente les légats, durant cette période, comme cherchant à gagner individuellement les membres du concile par des offres de faveurs, des concessions de bénéfices. Beaucoup, dit-il, quittèrent Bâle dans la suite afin de dissimuler les grâces qu'ils avaient reçues (Moniim. Concil., II, 632). D'autre part, Robert Auclou, chanoine de Paris et de Cambrai, déposa en ces termes, dans le procès d'Eugène, le 8 mai 1438 : « Dominus archiepiscopus Tarentinus, dum erat in hoc sacro Concilio Basiliensi unus ex presidentibus pro domino nostro Papa,

principes, il y avait divergence entre le saint-siège et Bâle, opposition constante, antagonisme inévitable. Pape et concile prétendaient également exercer dans l'Eglise le pouvoir suprême : l'un devait céder la place à l'autre 1 .

Cette constatation fut un des seuls résultats obtenus pendant la période de deux ans, relativement calme, qui suivit le triomphe éclatant des gens de Bâle. La paix conclue n'était qu'une trêve, et la rupture déjà en semblait imminente.

muneribus et promissionibus alliciebat homines el supposita ipsius sacri Concilii, graciis expectativis motu proprio concedendis et aliis diversis modis, ad hoc ut recédèrent de isto sacro Concilie-, et comminaciones aliquibus inferendo, prout etiam ipsi testicomminatus fuit. » (Bibl. nat., ms. lat. 1511, fol. 120 r°.)

1. Cet antagonisme est bien marqué dans un traité qu'un docteur en théologie de l'Université de Vienne composa, de 1436 à 1438, sur l'autorité des conciles généraux : « Sicut fit de presenti tempore, quo tenetur Concilium Basilee, 1436, et Papa est Bononie, quia omnes ecclesiastici divites et pauperes currunt ad Romanam curiampro gratiis impetrandis a Papa et dimittunt sacrum Concilium , et impediuntur propter hoc notabiliter negotia et executiones sacri Concilii, et fiunt divisiônes et scismata in Dei Ecclesia, dicentibus quibusdam : Ego sum Pape, et aliis asserentibus : Ego Concilii; et quidam nominantur papalisle, quidam conciliariste.. » (Ms. lat. 1445, fol. 114 r°.) — Notons, en passant, que le docteur en question, auquel j'ai déjà fait un emprunt (p. 92, note 2), avait prêché, à Constance, à la messe, le jour de la cinquième session (ms. cité, fol. 149 r°) ; il était l'auteur d'un traité Triginta duarum confessionum (v. fol. 73 r°) ; il avait enfin composé, en 1434 (t'Jbic/., fol. 126 r°), et dédié à Cesarini un Gubernaculum Conciliorum qui subsiste clans les mss. 5111 et 5448 de la Bibl. impér. de Vienne. S'agirait-il de Jean Nider, ou de Narcisse Herz von Berching (cf. J. Aschbach, Gesch. d. Wiener Universilàt in ersten Jahrhunderte ihres Bestehens, Vienne, 1865, in-8°, p. 447, 453) ?

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