‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 58 sur 396 · Jean de Raguse, p · texte numérisé non relu

Jean de Raguse, p

4. Par exemple, le vœu que des savants se consacrent à la conversion des Grecs, que le saint-siège continue de s'entremettre entre la France et l'Angleterre ; le conseil d'en finir, par l'entremise d'Alphonse V, avec le schisme de Peniscola et d'agir contre les Fraticelles. Il y avait, paraît-il, dans une contrée peu éloignée de Sienne, un hérétique de cette secte, qui s'intitulait pape et s'entourait de prétendus cardinaux. Hefele (Histoire des Conciles, XI, 137) a eu le tort de le confondre avec Gilles Munoz. Martin V avait pris déjà, en 1418, et prit encore, par la suite, en 1424, 1426, 1427, 1428, des mesures sévères contre les Fraticelles (Rinaldi VIII, 488; IX, 5, 41, 65; C. Eubel, Bullarium Franciscanum, VII, 680,701). La « nation française » réclamait encore l'annulation des privilèges octroyés, disait-elle, au détriment de la foi, à des païens et à des Juifs. Thomas de Paisley, dans son appel, reviendra sur ce dernier grief (Monum. Coneil., I, 55, 58).

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