‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 62 sur 396 · ATTITUDE INQUIÉTANTE DES AUTORITÉS S1ENNOISES · texte numérisé non relu

ATTITUDE INQUIÉTANTE DES AUTORITÉS S1ENNOISES

écossais, chargé d'affaires du roi de France. Les présidents voulurent sévir contre lui, mais ne purent obtenir l'aide du bras séculier.

Plus tard, les Siennois se plaignaient d'avoir été souvent requis par les légats de faire emprisonner des suppôts du concile }.

Les autorités agirent, un jour, auprès de l'abbé de Vallombreuse, pour lui faire relâcher un religieux de son ordre, dont il avait prescrit l'arrestation à Sienne, et elles lui rappelèrent que tout membre du concile avait le droit « d'aller, de <( venir, de résider, selon son gré, lihrement, sûrement » ~.

Ainsi, de jour en jour, les autorités siennoises marquaient plus de complaisance pour une assemblée où fermentaient des idées révolutionnaires.

Ces craintes, jointes aux soupçons qu'entretenaient les sournoises menées du roi d'Aragon, suffisent peut-être à expliquer, sinon à justifier, l'énervement des légats. Ils se crurent débordés. Nous touchons au moment où l'on ne peut plus douter de leur intention de dissoudre le concile de Sienne.

Les pères projetaient l'envoi d'une ambassade pour supplier de nouveau pape, cardinaux, prélats, de ne pas différer plus longtemps leur venue 3 : les légats s'y opposèrent. A ce signe,

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