‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 69 sur 396 · Monum. Concil., I · texte numérisé non relu

Monum. Concil., I

Le Pape el le Concile. 4

décrets de Constance si mûrement délibérés par des hommes d'une si haute science, d'une si grande autorité * .

Vaines paroles qui se perdirent dans le tumulte du départ ! Ces Français réussirent à communiquer le texte de leur protestation aux quelques Allemands et Espagnols qui se réunissaient encore sous les présidences de Hartung von Cappel 2 et de l'archevêque de Tolède 3 ; mais il leur fut plus difficile de joindre la « nation italienne ». L'évêque de Volterre 4, qu'on trouva chez lui, refusa de recevoir l'acte à titre de président, ayant déjà résigné ses pouvoirs entre les mains des légats ; on dut se contenter de s'adresser aux Italiens qui, le 3 février, furent rencontrés dans la cathédrale : ils ne comptaient parmi eux que deux évêques et un abbé 5.

Il fut, d'ailleurs, impossible aux légats d'identifier tous les auteurs de la protestation. On refusa, et pour cause, de leur livrer les signatures. Tout ce qu'ils purent apprendre, c'est que ce groupe anonyme, et dont l'importance numérique demeure mystérieuse, prétendait, à lui seul, constituer la « nation fran- « çaise 6 ».

Ainsi la plupart des pères abandonnaient la partie. Il n'en était pas de même des Siennois. On a déjà compris que la république ne se résignait point à voir le concile lui échapper.

Le 18 janvier, à l'issue d'une grand'messe célébrée à l'intérieur du Palazzo pubblico 7, un Conseil du peuple maintint les

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