Jean de Raguse, p
3. « Et intérim prosequatur ad praticam cum prelatis circa confirmationem et unionem Concilii honestomodo, sine imprcssionibus, ne dictum Concilium dissolvatur in verccundia vestra. » (Concistoro, Delibenizioni, 337, fol. 23 v°.)
i. [22 février :] « Commiserunt Jacobo domirii Marci, Antonio Mathei et Urbano Pietri del Bello potestatem loquendi Nationibus eo modo quo eis vidcbitur, et tollendi custodes a portibus (.sic) qui positi erant ad obviandum recessibus prelatorum Concilii, et hoc in quantum eis expediens et utile videatur pro civitate Senarum. » (Ibid., fol. 25 r°.)
5. Du 19 au 22 février. Le 23, les autorités ordonnèrent un payement de 6 gros d'argent à chacun des seize bourgeois qui avaient été préposés à la garde des portes (ibid., fol. 26 v°). — François Tomazzi place ici l'arrivée d'une lettre menaçante du pape, dont il n'est point question dans les procès-verbaux ; mais le récit de ce chroniqueur intervertit parfois les dates.
« Plût à Dieu », s'écrie Jean de Raguse, parvenu à ce point de son récit, « que les portes de Sienne fussent demeurées fermées <( jusqu'à l'entière réforme de l'Eglise ! » Il est certain que la route du départ redevint libre à partir de ce moment, el que la plupart des pères en profitèrent.
Dès le 25 février, l'archevêque de Rouen communique, en petit comité, un projet de dissolution '. Le lendemain, prenant à part les abbés de Dammartin, d'Ourscamp et de Vézelay et un autre docteur à moitié parisien, il leur enjoint de réintégrer dans les trois mois leurs domiciles, sous peine d'encourir l'indignation du roi d'Angleterre ; puis lui-même part pour Rome, sans prévenir la « nation française », dont il est, comme on le sait, président.
Le mot d'ordre est donné. Ce même 26 février voit le départ de Jean de Fabrègues, l'ancien concurrent de Bertrand de Cadoène. Dans sa hâte, l'évêque de Lescar oublie de payer une partie de sa note, si bien que, rattrapé sur la route de Rome, il est obligé de faire un séjour, plus long qu'il ne voudrait, dans la citadelle de Buonconvento. Le 27, c'est le tour d'un des légats, Pierre Colonna, et de plusieurs des représentants de l'Université de Paris.
Dans cet instant critique, un groupe de Français résolus à tenir bon élit président, à la place de Jean de Rochetaillée, l'abbé de Vézelay 2 (29 février), puis décide d'avoir des séances quotidiennes; l'assistance y est obligatoire, les absents seront
1. Interrogé à ce sujet par l'abbé de Dammartin, il osa nier le fait devant la « nation française » (Jean de Raguse, p. 52).
2. C'est évidemment le personnage dont le nom, défiguré, se lit, à la date du 17 février, dans les registres du consistoire. Le gouvernement lui venait en aide à raison de sa bonne attitude : « Intellectis bonis portamentis factis et gestis circa materiam confirmationis Concilii per dominum abatem Borsellecti (sic), de Francia, habitatorem in hospitio Oche, et visa ejus necessitate, eu m ad presens non habeat denarium, sed sperat de proximo sibi portandos, deliberaverunt quod pro parte Commuais Senarum promissio etcautio ad suas preces commandetur cuidam suo creditori de florenis .lxxv. auri, ut ab eodem sustentetur... » (Concistoro, Deliberazioni, 337, fol. 21 v°.)