‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 114 sur 257 · L. Pastor. Gesch . der Piipste. I · texte numérisé non relu

L. Pastor. Gesch . der Piipste. I

2. Deuische Reichstaysaklen, X, 416. Cf. la Ictlro dlMigcnc à Sigismond daléç du l" mai 'ihid., p. 420).

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sentiment du papi' vl que les points sur lesquels on ne serait pas d'accord fussent rt'nvoycs aussi h ce concili" futur; permission enfin de s'occuper ilc la paix, pourvu qu'on respectât rautorité du saint-siège, et qu'on laissât le pape trancher toutes les questions en dernier ressort; en même temps, annulations des monitions, citations et procédures faites de part et d'autre ; enfin avancement de la date d'ouverture du concile de Boloj^ne, ou même choix d'un autre lieu, situé également en Italie, dans les États de l'Eglise '. Le pape consentait à tout, pourvu que Sigismond, de son côté, s'engageât par écrit à traiter les gens de Bâle en perlurhaleurs de la religion au cas où ils refuseraient des conditions si favorables, ou les violeraient après les avoir acceptées -.

Dans l'intervalle (0 juin), raftichage aux portes de Saint- Pierre des mollit ion et citation que le concile adressait au pape et aux cardinaux avait produit, à Rome, un vrai coup de théâtre, et, le joui' même, on avait vu se mettre précipitamment en route les nonces de[)uis longtemps désignés pour porter au concile les propositions du pape^

Les pères, par malheur, n'étaient guère en humeur de traiter. Tout à la joie de savoir leur décret du 29 avril placardé à l'entrée de la basilique constantinienne^, ils ne songeaient qu'à célébrer par une grande procession l'heureux développement du

1 . A celle néfrncialioiide l'été de 1432 doit se rapporter un projet de bulle autorisant Ccsarini à désigner comme sièjj:e du procliain concile Bolo^'ne, Home ou toute autre ville des États de l'Église (Arch. du Val., Armar. \'A"A7A', t. 7", fol. 270 V. Arnold Repertorium Germanicum. I, 370) a eu le tort de le placer au mois de décembre li3l.

2. Deutsche Reichslaçfsakten, X. p. 150 et suiv., S33 et suiv.; Momini. Concil., Il, 216-218.

3. Ihid., p. 190; Deutsche Reichstagsakten, X, ii(j. — Dès le 25 mai. 60 llorins avaient été comptés à l'archevêque de Rhodes poin- lui permettre d'acheter trois chevaux en vue de son voyage. Les archevêques de Tarenlc cl de Rhodes et révcque de Maguelonnc avaient reçu, pour leurs dépenses pendant quatre mois, 320 florins, et le quatrième ambassadeur. Antoine d Udine, à lui seul, en avait touché 2lO(Arcli. du Val., /n^r. et exil., 390, loi. 63 v).

4. Ils l'apprirent le 5 juillet et votèrent une gratification de 30 florins rhénans à chacun des deux serviteurs de Sigismond auteurs de l'affichage (J. IlalKr. !I. i:>7'.

Le Pape et le Concile. J2

178 EUGÈNE IV ET LE CO.NCILE DE liALE

concile '. La nouvelle de l'approche des nonces ne leur causa, semble-t-il, qu'inquiétude et ennui.

Comment était libellée l'adresse des lettres qu'apportaient ces messag'ers pontificaux? La dignité de l'assemblée lui permettraitelle de les ouvrir ? luicore fallait-il que celte adresse ne contînt rien d'injurieux! Pour plus de sûreté, l'on n'en ferait point la lecture en public. Puis, combien de faveurs, combien d'oll'res insidieuses ces nonces allaient répandre parmi les suppôts I On se promit d'exig'er de ces derniers, sous lespeines les plus graves, qu'ils remissent au président les lettres suspectes qu'ils recevraient. Encore cette précaution ne garantissait pas contre le danger des colloques, des pourparlers secrets que ces nonces allaient sans doute chercher à engager"^. Entre temjDS, on arrêtait et 1 on interrogeait un médecin italien de passage dans le pays, qui, ayant soigné Eugène, paraissait bien capable de tramer quelque complot contre le synode-^.

Les nonces, pendant ce temps, — des personnages considérables : un archevêque de Tarente, Jean Berardi de Tagliacozzo, un archevêque de Rhodes, André de Constantinople ^, un évêque de Maguelonne, Bertrand Robert^', et le docteur en droit Antoine d'Udine, abbé de San Vito*"', — attendaient à Constance depuis le 1"' juillet des saufs-conduits dont ils avaient eux-mêmes indiqué la formule '. On tarda près d'un mois avant de leur envoyer une délégation qui devait tâcher de les faire renoncer à cette srarantie. S'ils insistaient, on leur offrirait un sauf-conduit remon-

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