J. Haller, II
4. Frère Prêcheur, maître en LliéoIoj,'ie et maître du sacré Palais, il venait d'être nommé archevêque le 2 mai (Eubel, II, 148).
5. Nommé par Eugène IV le 27 juin 1 i31 ; il était auparavant référendaire du pape (Eubel, II, 202": cf. Gull. christ., VI, SOJ).
6. Auditeur des causes du sacré Palais (Arch. du Vat.. Intr. et exit., 390, fol. 63 y).
1 . Bibl. nal., ms. lat. 1575. fol. 127 i-", 128 r°; Bibl. de Douai, ms. 198-, fol. 130 r°; Ampliss. collecl., VIII, 112: J. Haller, H, 152.
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tant au 18 juillet, et rédigé dans des termes propres à leur inspirer de graves soupçons '. Ils le refuseraient peut-être : on semblait presque le souhaiter. Les délégués, dans ce cas, protesteraient pour la forme, mais donneraient aux nonces l'avis de déguerpir au plus vite et de ne rien faire, en son allant, d'offensant pour l'assemblée : sinon, ils ne répondaient pas des conséquences. Déjà peut-être les émissaires du pape avaient proféré ({uehjue parole injurieuse, tenté quebjue démarche indiscrète : dans ce cas, on les avertirait qu'ils étaient passibles de poursuites, que, par respect pour le saint-siège, on voulait bien leur pardonner, mais qu'ils prissent garde à l'avenir -'.
Peu s'en fallut que l'ambassade ne se terminât de cette manière. Les nonces, ([ui avaient commencé par affirmer leurs desseins pacifiques et les sentiments bienveillants du pape à l'égard du concile ', se montrèrent fort mécontents du sauf-conduit qu'on leur offrait, et firent entendre, le 26 juillet, une véhémente protestation : ils se plaignirent de mesures offensantes pour le saint-siège, de l'arrestation de Ceparelli, de la saisie des lettres envoyées de Rome, etc.. conclurent à la nullité de tous actes contraires aux ordres du souverain pontife \
1. Ms. lat. 1575, fol. 129 r" : Mansi. XXIX, 424. Cf. Monum. Concil.. II, 211.
2. Iiislructious données pai- le concile à lévèque dWlbcnfra. à labbé de Honncval et à Henri Xithard. et communiquées à un envoyé du duc-protecteur qui accompagnait ces déléjfués ms. lat. 1575. fol. 128 r"i.
3. " Non enim nos in vestram pernicieni aut turbationem hoc iter ingrcssi sumus, sed ut saluti vestre et paci consulamus, ymo ut toli Dei Ecclesie pro honestissinns votis ac optimis desideriis Domini nostri ab imminenli jactura succurratur. Hune siquidem gravissimum casuni idem Pontifex maxinius futurum prospiciens, post gemitus, lacrimas cotidianasque preces ad Deum, ut naviculani Pétri ab hac tcmpestate eripiat. jussil nos hue iiergere, ut sui sancti propositi ac desiderii conscios vos faciamus. cerlosque reddamus hune ipsuni i)atrem piissinuun tolum illum cetuni Basiliensem summa caritate complecti, patcrna benivolcncia prosequi, omnem humanilateni |)olliceri. Nulle hune calunipnie. nulle prorsus injurie, nulli ausus temerarii ab illa sua innata mansuetudine altpie clemencia cvocare pt)(ucrunt. Conlidile igitur. patres optimi. et vos ad meliora consilia verlite. Quorum lioc unum et primum est ut loquendi, standi, et abcundi plena licentia concedatur; quia, si patres illi dare decrevcrint, alla et longe meliora de nobis judicia facielis, sentiefisque hune nostrum advenlum ecclesiaslice paci et gloric plurimum contulisse. ->(Bibl. Y ni., ms. hit. ^'at il3H fol. los-