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Le concile cependant ne crut pouvoir se dorobci' à la nécessité (le les l'ooevoir '. Il interpréta les ternies du sauf-conduit qu'il leur otlVait dune manière ([ueUjue peu rassurante '^. En revanche, il prit soin de dc'finir ce ({u il fallait entendre par c perturbateurs » : ceux ([ui dans leurs démarches, paroles ou écrits tendaient à la dissolution ; ceux (jui empêchaient le clergé de se rendre au concile ; ceux qui protestaient contre des décisions du synode, ceux qui les critiquaient, les auteurs de libelles, etc., autant de catégories de personnes tombant sous le coup du décret de la première session •^. Avis à qui se présentait avec des intentions hostiles ! Le président, bien entendu, n'oublia pas de faire aux suppôts les recommandations nécessaires. Enfin, le 14 août, les nonces purent pénétrer dans Bàle : il s'était écoulé six semaines depuis leur arrivée à Constance '*.
Ils attendirent encore leur audience huit jours. Les lettres du pape que présentait larchevêque de Tarente portaient une adresse où ne se lisait point le mot de <( concile » : de là protestation du président. Il consentit pourtant à ce qu'on en fît lecture. L'archevêque de Rhodes alors s'évertua à démontrer la nécessité de la concorde, si l'on voulait réaliser la conversion des Hussites, l'union des Grecs, la pacification de l'Europe, la réforme de l'Eglise : son discours qui exaltait le zèle d'Eugène IV, paraît avoir été médiocrement goûté ^. Le sujet véritable du conflit ne fut, d'ailleurs, abordé que le surlendemain
1. Leur venue avait fait concevoir de j;randes cspci-ances aux Électeurs de Mayence et de Cologne, qui proposaient leur médiation {Deutsche Rcichstngsakten, X, 524).