‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 129 sur 257 · V. plus haut, p · texte numérisé non relu

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5. C'est à tort qu'on a supposé l'envoi successif de deux ambassades, l'une au mois de mai, l'autre au mois d'août iBeaucourt, II, 17 i). Au mois de mai, il est vrai, Jean de Ségovie (p. 187) mentionne la désignation de deux ambassadeurs, ré\éque de Mayo (et non Maguelonne) et Jean d'Acier, abbé de Saint-Corneille de Compiègne ; mais la mission du premier n'a point laissé de trace ; quant au second, il se joignit, au mois de juin, aux autres ambassadeurs, mais les quitta aussitôt après la visite au duc tic Savoie et s'en retnunia à Bàle J. Haller, I. 168 . L'am-

CHARMvS VU SF. PRÈTF AUX DKSinS Dr CONdr.f-; 197

des bons avis irAmédri" de Talaru. ils nVureiil , pnnv trit)mphcr des envovôs pontificaux (jui les avaii-iit (I(\ juki's. (ju'à se laisser j^uider par l'expr-riiMur et le zèle du chancelier Rep^nault de Chartres '. Dans le discours ([uil pionon^a, le 2() août, devant le roi, Bartlu'leniv \'isconli. évècpiede Xovare, chef de cette ambassade, ne se donna mèuie pas la peinedc démontrer la supériorité des conciles : il eût cru l'aire injure à 1 instruction de ses auditeurs ; mais il insista sur le concours (jue devaient prêter aux pères les princes catholiques, surtout le roi très-chrétien ~, réclama ladhésion soleimelle au concile do la « très sacrée couronne (( de France », et, dans le cas oùquelquun des nombreux adversaires du synode parviendrait à s'approcher du roi, supplia celui-ci de le chasser de sa présence comme un perturbateur et un ennemi de la foi •*. Après un autre discours de l'abbé de Saint-Ambroise dv Milan. Charles Vil déclara recevoir avec reconnaissance la bénédiction du concile ; puis trois journées furent consacrées à l'examen des demandes bàloises.

Finalement, bien que le roi refusât d'imposer au clergé par un mandement exprès la participation au concile ^, et qu'il ne voulût même pas adresser d'invitation spéciale à trois évêques dont

hassade resta cuniposcc de lîarlhéleniy Viscnnli. évêqiie de Novare, et dAntoine Uicci. abhc de Sainl-Ambroisc de Milan. Je ne parle pas du eliartreiix .Jean Plaisant, prieur de Pierrc-Cliâtel. que des accès de fièvre empêchèrent de dépasser Lyon J. Ilaller, I, p. 272).

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