Rymer, IV, iv, 183. Cf. J. Ilaller, I
5. Lettre de Henri VI au concile datée de Westminster, le 20 juillet (ms. al. 1575. fol. 153 r°; ms. 198* de Douai, fol. 124 v° ; Bibl. Laurenlienne. plut, xvi, ms. 13, fol. 14 v" ; ms. 987 de Grenolile. fol. 40 r% sous la date du 15,.
6. Greenwich, 27 juillet (ms. lat. 1575, fol. 154v°:nis. 198* de Douai, Inl. 127 ; ms. 9S7 de Grenoble, fol. 13 v": ms. cité de la Laurcnticnne, fol. 16 V, et (sous la date du 17) Ampliss. coUect., VIII, 158).
7. Londres, 22 juillet (ms. lat. 1575, fol. 155 r° ; ms. 198* de Douai, fol. 128 r» : Mansi, XXX, 156). — Jean Kempe, archevêque d'York, avait pourtant été invité par le pape, de la façon la plus pressante, k se rendre au concile de Bologne (lettre du 15 juin [1432] : Arch. du Vat., Reg. 370, fol. 86 v°). — Le cardinal Bcaufort remit des lettres de créance (Londres, 30 juillet) à l'évêque de Lodi et à ses compagnons, au moment où ils s'en retournaient à Bàle (ms. 987 de Grenoble, fol, 53 V») .
ALDACI-: cmussA.Mi: iJi:s FÈiti:s ui: uali: 203
siou de sept rois au parti du concile était désormais acquise '. Bien cjuil y ait dans ce propos quelque exagération, et que notamment, en ce qui concerne les rois de Portug-al - et d'Arai;on, la nouvelle fût fausse, ou tout au moins prématurée '•, les «ifens de Bàle avaituit lieu d'être assez satisfaits. On comprend (jue, h' .'U août, puis U' 21 septembre, ils aient voulu célébrer par de jurandes processions les succès remportés dans les cours séculières. Un allemand écrivait, de Bàle, dans le courant du mois de septembre. (|ue le concile avait déjà pom- lui plus des ti'ois quarts de la chrétienté '•.
Aussi chaque nouvel acte du concile indique, comme les contemporains l'ont remarqué '', une fermeté inébranlable, une volonté sûre de vaincre.
1 . (".eux do France, de Caslille, d'Arajrou. de Portufral, do ('hypro. d'Écossc et dAiif,-li-len-e J. Ilaller. I. 62 .
2. Au mois d'octobre 1432, Thouias Ebendorfier est moins allirmatit' Deutsche lieichslagsakten, X, 529). Ce n'est que le 25 mai 143:5 que Jean le Grand, roi d-e Forlufral, écrivit au concile pour lui promettre l'envoi dune ambassade (ms. 19Hide Douai, fol. 321 v: Ainpliss. collecl.. VIII, 595 . Précédemment, se trouvant à Torres Vedras, il avait répi>ndu de la manière la plus favorable àunenvoyé d'Kuffène IV, le général des frères Mineurs : il sen{rajj:eait à n'adresser aucune ambassade à Bàle. à n'encouraj::cr aucun prélat de son royaume à s'y rendre, à rappeler même les Portu^'ais qui y seraient allés ; il voulait être fils obéissant de ['Kj^lise et se proposait, sous peu, d'envoyer un ambassadeur au pape. Il est vrai qu'Ku}:ène W lui avait demandé positivement d'envoyer ses représentants et le clergé de ses états à liolojrne, de piovoquer linterveiilion des princes ses alliés contre la congrrcfration bàloise, enfin de le défendre en toute occasion comme pape indubitable: ces diverses requêtes demeurèrent sans réponse (Bibl. Lam-entienne. plut. xvi. ms. 13. fol. 81 r").
3. Le double jeu d'Alphonse V. dont je reparlerai, autorisait cette méprise. Ce n'est que le 7 octobre 1 132 que le roi d'Ara^ron cliar^'ea son aumônier, le cistercien Bernard Serra, non pas de le représentera titre d'ambassadeur, mais de défendre ses intérêts auprès du concile de Bàle fms. 198- de Douai, fol. 210 r" et v" : .4)»il>Uss. c(>Uect..\\l\.\m. \^<i .
1 .1. Haller, I, 62 ; II, 219 : V. 25. 27. Cf. une lettre d un autre allemand, Martin de Walthausen, écrite de Bàle. le 21 octobre 1132 : « In tantumque ipsum elfecit Coni-ilium ut adliei-enciam liabeat omnium quiiique refruni Hysjjanie ac Scocie. Cipri. I-'rancie et -Vn^iic i-ej-'um et quam plurimoruni aliorum i)rincipum atcpudominorum et prelatorum. » (Musée britann.. ms..Vil(lil. 165H1, fol. 112. — " Nous avons à peu i)rès t<ms les rois avec nous .., disaient les j)ères à la date du !« octobre 1432 Deutsche lieichslnifsuhlen. .\, 573), et. de Bàle, le 26 janvier I43.t. on écrivait encore: " Tous les rois ont déjà adhéré, sauf ceux de Polo^cne et d'.Vraj^'on " .Mansi. X.X.XI. 173 .
5. Lettre de Martin de ^^'althausen. déjà citée : >■ Patres in Concilio adeo viilen-
204 Krc.KM-, IV i;i' i.r. conçu. i: i>k hai.k,
Le dëcrol du îl aoùl? (Vesl raudaclcux déti diiiic asscMuhlée qui se place au-dossus de toutes li's juridictions : il y est dit (|ue nul homme, fût-ce le pape, n'a le droit de citer ailleurs ([ue devant le concile les nuMnhres de rassemblée, lors même que ces membres ne seraient représentés à Bàle que par des procurem-s '.
La réponse du 18 octobre à Sigismond? C'est l'invariable al'lirmation d'un droit intangible. Que vient-on parler aux pères de réconciliation ? Ils se feraient tuer plutôt que de rien changer aux termes de leur dernière réponse. Il n'y a point de milieu : rompre les pourparlers, ou adhérer au concile purement et simplement. Dissoudre le concile ou limiter son pouvoir dans une mesure quelconque, à leurs yeux, c'est tout un ; ils n'entendent pas retrancher un iota des décrets de Constance ou de Bâle. Quant aux procédures qu'on dit être entamées contre eux, elles sont nulles et ne leur font point peur '.
Le décret du C» novembre ? Il confirme et complète celui du 20 juin précédent. Les pères, cette fois, menacent de contisquer les bénéfices des cardinaux qui, en cas de vacance du saint-siège, tarderaient plus de deux mois à les rejoindre -^
Les deux décrets enfin du 18 décembre? C'est une nouvelle leçon impudemment donnée au pape et à la cour de Rome. Eugène IV n'a plus qu'un délai de soixante jours j)our retirer sa bulle, expédiée jour pour jour un an auparavant, et faire adhésion pure et simple ; passé ce terme, il sera procédé contre lui selon ce que le Saint-Esprit inspirera aux pères. Annulée toute promotion préjudiciable au concile que le pape pourrait
tiir slabilos et fu-mi in suo jM-iiposilo quod nequa([uam ab invicom disccfn dent, ymo usque ad san^uinem dissoluciuui ipsius Goiicilii resistere proi)i)nimt. qiioiisque plene, qiuintum iîeri potest. Ecclesia in capite et memhiis iitiiusquo status apparcat i-efurmata. »