Ilaller. II. 133. ',36. i
ixslffisam;i; i»i:s nonces 237
bonnes volontés hésitantes, un Jean de Mt.-lla, que la maladie retenait en sa demeure ', un Tudeschi, dont le caractère inspirait peu de confiance -, étaient par trop insuflisanls. Il eût fallu des lioninies de poids, des cardinaux, comme on le taisait remarquer à ce moment même, qui, sinon comme léj^ats (on ne les eût sans doute pas re^us en cette ([ualité >, du moins comme membres du synode, eussent pu parler, ayir, tenir tète à Cesarini '.
Sur ces entrefaites arrivèrent, à défaut de cardinaux, les deux nonces attardés qui. au dire de leurs collègues, devaient fournir des explications péremptoires : Jean Berardi, archevêque de Tarente, et, à la place de lévéque de Traù, Barthélémy Zabarella, archevêque de Spalato (9 juillet).
Ils ne .surent que prêcher la prudence, la patience, tenter, sans nul succès, la justification d'Eugène. Alin de gagner du temps, ils déclarèrent quils attendraient l'arrivée de nouveaux envoyés de Sigismond pour expliquer le sens des propositions dont ils étaient chargés.
Au moins pouvaient-ils dire s'ils apportaient, ce que les pères n'avaient cessé de réclamer, l'adhésion du pape pleine et entière ? On le leur demanda à plusieurs reprises, bien qu'on sût à peu près à quoi s'en tenir à cet égard. Ils refusèrent de répondre. Cependant ils laissaient entendre, au grand scandale de Cesarini, (piils étaient autorisés à émettre des protestations, à interjeter des appels. L'un deux, poussé à bout, parla même de faire connaître les « dessous » de l'assemblée. Cette attitude à la fois sournoise et menaçante n'était guère de nature à ramener le calme dans les esprits.
Xid. d'ailleurs, ne manifesta moins de faveur aux nonces que les cardinaux présents à Bàle. Cesarini et Capranica énumérèrent tous les sursis déjà consentis par les pères. Correr lit remarquer
1 . Hibl. Laiirenlienne. plul. xvi , ms. 13, fol. 20. et Mansi, XXXI, 162.