V. plus loin, p. 2S9, note
4. Il s'agit d'une « Responsio concepta per dominum A. de Rosellis ad pelitas indulgentias pro facto Grecorum » qui se trouve transcrite aux fol. 20i-207 du recueil provenant du cardinal Orsini (Ribl. Laurent., plut, xvi, nis. 13). — .Vu fol. 20H du même ms. se lit un « Consilium ejusdem pro responsione ad primum oratorem », et, plus loin (fol. 228, 292), des Allegationes du même Antoine de Roselli m facto Concilii BasiUensis.
5. Il se trouve, sous cette première forme, dans le ms. latin 1237 de la Ribl. nal. Ce ms., aux armes de Sigismond 1" écu écartelé de Hongrie et de Pologne : 2" écu aux armes du nn des Romains ; 3" écu de Roliéme , oITre. dans une miniature, l'image reproduite plus loin; de l'Kmpereur assis sur son trône, auquel Antoine de Roselli. agenouillé, présente son livre. Le professeur est également ligure dans la lettic initiale.
6. En 1457, suivant C. Oudin (III, 2.338), après cette date, suivant ^\'■harton i^Cave, Script. eccL, 17ii, II, ii, 166J. A cette seconde rédaction appartiennent les chap. 33 à 39 de la i" partie et toute la 3" partie, qui se compose de 30 chapitres. Cf. le ms. de Munich 7 i38, les édilions de Venise de 1 i83 et de li87, celle de Pavie. de 1517. el celle qu'a donnée Goldast en 1612 [Monarchia sacri Romani Imperii, t. I. p. 252-556^.
2oG i^A vicToiiu: nr coMiii.i':
(|ii"il \' développe provoqiièrenl, après sa mort, une coiulamnalioii du livre '. Cependant les idées qu'il y exprime au sujet du eoncile ne s'écartent pas autant qu'on serait tenté de le croire des principes posés dans la bulle Deus novil ', et l'on ne saurait voir dans la rédaction de ce traité un acte de venj^eance contre le pape •'. Roselli continua ses services à Eui^ène longtemps après avoir écrit sa Monarchia. En 1443 au plus tôt, il composa un long mémoire destiné à disputer au concile de Bàle et à revendiquer pour la cour de Rome ou pour le tribunal de l'Empereur la connaissance du procès de l'évêché de Freising : il y renvoie fréquemment à sa Monarchia '*, dont apparemment il n'avait pas lieu de rougir. Il en était si fier que, suivant Jean de Ségovie, il s'atïublait alors d'une qualification pompeuse
1. Fabi-iciiis écl.I751\ I, 131: Tiraboschi (éd. 1783), VI, i, 519 et suiv.; cf. Henrici lustitoris, Opiiscnhim in errores Monarchie (Venise, 1599, in-l'ol.; Bibl. nat., Rés., E 843).
2. Ces doctrines, qui se ressentent des décrets de Constance, des enseignements du cardinal Zabarella et de l'influence de Cesarini, sont les suivantes. Supériorité du concile, mais seulement en cas de schisme, ou en matière de foi, ou encore quand l'intérêt de l'Église universelle est en jeu : par là, l'auteur entend le cas où il s'agit directement, principalement de l'Église universelle. Il n'admet poin(, par exemple, que dans une question de collation de bénéfice, le pape n'ait pas le dernier mot. Si un concile est célébré dans l'intérêt de la foi, par exemple, pour extirper une hérésie, le pape ne saurait le dissoudre, sans le consentement des pères, avant qu'ils eussent achevé leur œuvre. Si pourtant cette dissolution ne devait point profiter à l'hérésie et n'était pas de nature à jeter le trouble dans l'Église, le pape pourrait suivre en cela son désir, sa volonté, et passer outre à l'opposition du concile. Un pape malade et incapable d'entreprendre un voyage, tel que celui de Rome à Bâle, peut, semble-t-il, changer le lieu de réunion du concile : il a le droit, pour un motif valable, de déroger au décret Frequens. Un pape ne saurait être jugé par le concile et déposé que pour un cas d'hérésie, dans le sens strict du mot, ou pour un crime notoire scandalisant toute l'Église, si, après monition, il a persévéré dans son crime ou l'a réitéré.
3. Comme J. Bertechini (7'r,irLT<(/.s (7e 7i/jtscoj30, Lyon, 1533, in-8", fol. 21 v"). Cf. Tiraboschi, VI, i, 522.
4. C'est ce que nous apprend Jean de Ségovie, dans une partie encore inédile de son Histoire lib. XIX, cap. 28) : « Siquidem obtinuerunt in curia olim Kugcnii ficri allegationes suo monstrantes tenore quod magno, quin et maximo conatu materia hec vel in curia olim Kugenii vel régis Uomanorum ,pertractaretur. Equidem vise sunt allegationes, et pênes horum cxaratorem habentur, ad magniludineni sexterni unius de marcha majori, l'acte per Ant(jnium de Rosellis, se ipsum appellantem Utriiisque juris Monarchani, referenlemque se in multis ad librum per eum editum de opère Monarchie. »
ANALYSK i»i; i,A iti i.i.i': niiis xovir 257
cmpruntéo au titre de son livre : ^ Monar([ue en Vun cl l'autre i< droit i> . Ce sont les mots (|ui se lisent ;i la suili- de son nom dans un traité tiédit' au do<:fe de Venise en 1444 ', et é<^alement dans lépilaplie de son tondjeau en Téj^lise Saint-Antoine de Padoue.
Il passa toute la lin de sa vie à ensei<i;'ner le droit dans cette dernière ville, soit (ju il se soit, séparé d'Eu<.^ène IV en bons termes '^ soit qu il ail lui de Rome mécontent du saint-père : après lui avoir promis le chapeau de cardinal, Eug-ène. dit-on, le lui refusait et motivait son refus sur ce que Roselli était « hig'anu' «. au sens canonique du mot ■'.
Antoine de Hoselli mourut en ! ilili. nv croyant plus, au dire diin de ses élèves. " à rien de ce (jui dépasse le toit des mai- " sons ' », ce qui veut dire apparemment qu il était tombé dans le matérialisme.
Tel est le défenseur des droits apostoliques qui. plus où moins spontanément, rédig-ea, sous la date du 13 septembre 1 133, la fameuse bulle Deus novit, dont il me reste à faire connaître les traits caractéristiques.
« Les prescriptions du décret Frequens ne sont pas telles (|u"un « pape ne puisse en aucun cas s'en airrancliir. Quelles qu'aient été, « à cet ég-ardjles intentions de Martin V, ce pontife n'a pu porter « atteinte au droit de ses successeurs, dont la puissance demeure « égale à la sienne. Le concile, en de telles matières, étant au- « dessous du pape, ne saurait lui lier les mains. Le souverain '< pontife, en qualité de vicaire de Jésus-Christ, a le droit de « supprimer tous statuts ou décrets émanés d'un pape ou d'un
1. Hihl. Saiiil-Miiri-. iiis. !.. iv. 1. Cf. Tirabosclii. \'l. i, xl-S : J . X'ak-iitinclli. Ilihl. ma mise ri fj fa ad S. Marci \'eneli;inini. (lod. mtimiscr. lalini. l. II. p. 30.">.