‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 171 sur 257 · Et non 10.000, comme on l'a écrit ^Rey, p. 258'i · texte numérisé non relu

Et non 10.000, comme on l'a écrit ^Rey, p. 258'i

i Guillaume de Champeaux, évèque de Laon, gouvei-neur des finances du Lang-uedoc, Roger de Foix deCastelbon, évèque d'Aire, Jean-Raymond de la Rochaz, évéque de Bethléem (cf. Riant, Études sur rhistoire de Véglisede Bethléem.

11 Paris, 1S96. in-8°, p. 67), les évéques de Conserans et de Pamiers, 1 abbe de Lezat, et'c ; mais non l'archevêque d'Auch, comme on la écrit par suite d'une singulière confusion (F. de Grailly. p. 28).

LA r.UF.RRK DANS LE COMTAT-VENAfSSIN 267

si CCS moyens de dduceur lU' suriisaiciit j)as, les orateurs recourait'iil aii\ iiu'uatt's. pit'disant aux rehi'lles des chàliments teri'il)lcs dans ce monde i-l dans 1 auln-. Les gens d armes commentaient ces discours, à leur manière, en saccageant champs et vignobles. Hollène se rendit K' premier jour, Malaucène le surlendemain, (larpenlras le \'.\. Le vicaire du pape entrait au son d(^s cloches. Les habitants des villes conquises se joignaient aux envahisseurs. Dès ce moment, les syndics d'Avignon, en adressant à Bàle un appel désespéré, constataient que la plupart des places du (]omlat étaient au pouvoir de l'ennemi '.

La conquête d'Avignon fut un peu moins facile. Commencé le i') mai. le siège se prolongea durant près de deux mois -. Il coûta cher à Pierre de Foix, au moins pour le moment *. Des catapultes lancèrent de loin des (juartiers de roche qui endommagèrent les immeubles et même une partie de leurs habitants '', Le concile, pendant ce temps, s'agitait, parlait de poursuites ' et rappelait inutilement à ^'illandrando ses promesses ''. Vint un jour oii, dans Avignon, le parti de la résistance dut céder à celui de la capitulation. On abattit alors les armes de Carillo, on expulsa l'aichevêque d Auch, gouverneur du Palais, et Pierre de

1. Lettre du 12 mai, avec post-scriptum daté du 13 (ms 198* de Douai, fol. 237 V" : Ampliss. cdUccI.. VIH. r)92) : Rey, p. 258 ; Miguel du Hernis, p. 595. Cf. le récit, un jieu dramatisé, de M. F. de Grailly (p. 12).

2. Mijfuel (lu Hernis, p. 595. — Le cardinal de Foix, dans son testament, parle d'au moins deux mois Khrle, p. 506.

3. Ehrle. p. 506. — J. Quicherat p. 9". 253, 255 fait erreur en supposant que les frais de la {guerre i-cstèrcnt à la eliai-^'c des l^lals du Lanfruedoc, rassemblés au mois de juin, à \'illeueu\erlés-A\ ij,'ui)n (cf. Flourac, p. 163-165. Il serait plus. juste de dire que ces frais furent l'emhoursés. au moins partiellement, parles l-]lats du Cnmtat. ou du moins — car les nobles lirent ime longue résistance — par le clergé et par les villes Arcli. de \'aucluse. (> 12, fol. 5i, 55: cf. J. (îirard, Les Kl;i(s ilii comté Venaissin, p. 90).

'». Miguel du Hernis, jj. 595. Cf..!. (Quicherat. j). 9K.

5. Pierre Hrunet. p. 501, 502, 511. 512 ; Jean de Ségovie, p. 35".

6. (lelui-ci était alors occupé à épouser, en Hourbounais, une tille naturelle du duc Jean 1" tie Hourbon(J. Quicherat, p. N8 et suiv., 252). Sur les mouvements des routiers, à cette époque, en Languedoc, v.Ménard, III, 180-183; J. Quicherat, p. 97. 99, 253 : Flourac. j) 165: I). \'ais-.el<-. IX. 111 iiole dA. MolimCr : Hey. p. 261 ; Fr. Khrle, p. 190.

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