‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 18 sur 257 · Uinaldi. VIII · texte numérisé non relu

Uinaldi. VIII

MMMM'.N PROVlSOlIti: 1)1' CllnlX DK l'AVIE 7

Faut-il aller plus loin et croire que Martin V essaya d'esquiver l'obligation de tiMur un synode? C'est ce (jui no résulte pas de sa lettre au\ inailn-s parisiens. C'est ce qui ressort encore moins des instructions (piil envoya à l'archevècpu' de Mayence : dans un concile i)rovincial, celui-ci devait mettre en délibération les questions destinées k être inscrites au proi^raninie du futur concile œcuménique; les procès-verbaux devaient être envoyés à Rome le plus vite possible, de manière à ce qu'on eût le temps d'étudier mi\rement ces sortes de cahiers préparatoires. Que la future assemblée prît des mesures utiles au salut des âmes, à la réforme, à la pacilieati(in. le pape le souhaitait ardemment, disaitil'.

A en croire Jean de Uaguse, Martin ^■ cependant se montrait tiède et lent à préparer le concile. Mais il faut peut-être ne pas accorder une confiance entière aux maussades doléances de ce témoin [)artial. Avec une insistance où perce le -désir de faire valoir son rôle, Jean de Raguse explique que le besoin de renouveler chaque jour ses instances en faveur du concile l'obligea de demeurer à Rome pendant quatre mois, au détriment de sa bourse, et qu'il eut, en outre, le désagrément de se sentir mal vu du pape, ainsi que d'un grand nombre de prélats à qui la perspective du concile était désagréable. Pourtant c'est uniquement à ses elîorts qu'il attribue l'expédition des bulles du 22 février 1423 2.

Dans tous les cas. il était temps d'aviser: le délai de cinq ans allait expirer. Le choix de Pavie fut maintenu, provisoirement au moins. A Mai dire, quatre personnages, chargés par le

Page 1