‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 189 sur 257 · Uinaldi, l.X, 1.3"; FI. Hiond(j, p · texte numérisé non relu

Uinaldi, l.X, 1.3"; FI. Hiond(j, p

•'). FI. Biondo, p. 57» : X. délia Tuccia. p. 130; Cron.del Graziani, p. 375 ; Infessura, [). 30 ; Cron. di Bolofinn Muratori, t. XVIII). col. (JSS :cf. Aretino Muratori. l. XIX), col. 937 ; ,1. Simoneta. col. 225 : Huoniucoiitro ^Muratori. t. XXI , col. 141; .\erii (J;ipponii l'ita (Muratori, t. XX), col. 491 ; G. Morelli, liicordi [Delizie ileffli erudili Tosauii, XIX, 107 ; J. Guiraud, op. cit., p. 112, 183. — Le 29 novembre 1433, Eugène constate que beaucoup de Romains i>iil soulTert des déprédations de Fortebraccio et autres, depuis le .jour où a été franchi le pont Mihius jusfpi'au mois d'octobre : en conséquence, il leur alloue (i.OOO 11. d'or à prendre sur les gabelles de Rome, et charge trois Romains de la levée et de la répartition { Arch. du A'at.. lieff. 372. fol. 2 i9 V,.

298 LA VICTOIRE nr concile

([u'une prétention analog'ue avnit ôic émise, l'année précédente, par un capitaine espagnol, Sanclie C.arillo, parent du cardinal de ce nom : ce capitaine s'était proclamé chef de guerre du concile et, à ce titre, avait ouvert des hostilités dans la Marche et sur le territoire de Pesaro. L'entre})rise avait été imaginée par Sigismond à une épo(pu» où ce prince cherchait à jouer pièce au pape ; dès l'ouverture de ses négociations avec Rome, le roi des Romains s'était ravisé, trop tard cependant pour empêcher cette incartade de produire ses fruits. La campagne s'était, d'ailleurs, assez vite terminée par la défaite de Sanche (^arillo '.

Si les gens de Bâle n'étaient pour rien dans ces déplorables aventures, on abusait du moins étrangement de leur nom -. L'un des auteurs de ces perfidies est facile à identitîer.

Le 21 août 1432, les pères, atin de tirer parti des dispositions favorables du duc de Milan, lui avaient adressé une lettre élogieuse, dans laquelle ils le priaient ou, au besoin, \m ordonnaient de protéger et de secourir leurs adhérents, de provoquer même par le moyen d'une active propagande des adhésions nouvelles ; ils s'engageaient à ratifier tout ce que Philippe- Marie ferait ou dirait pour le succès et l'accroissement du concile ■^. L'expédition de cette lettre, œuvre principalement de l'archevêque de Milan, coïncide avec l'incorporation du cardinal de Castiglione ; elle passa presque inaperçue '. Quels que fussent,

1. FI. Biondo, p. 473: Deutsche Reichstagsakfen. X. 1S6, 578,641, 643 (notes 1 et 2), 649 (note 1); Monum. Concil., II, bii, 58x. 659. — Un mémoire rédigé en Angleterre en 14.37-1438, et que je crois devoir attribuer au nonce du pape Pierre dal Monte, dénonce la complicité du concile et du cardinal dans l'entreprise de Sanche Carillo : " Item, ad instantiam Concilii et dcimini cardinalis S. Eustachii, qui tune ibidem erat, nepos suus militavit in Marciiia Anconitana, que est de patrimonio Ecclesie, et eam inultipliciter devasta\it. » (Bibl. Vat.. ms. lat. Vat. 4136, fol.' 218 r°.i

2. Le même Pierre dal Monte rend les pères l'esponsables de toutes les entreprises du duc de Milan contre l'Eglise : « Conccsserunt per buliam quod dux Siediolani posset imponere collectas clero sibi subjecto et alia onera pecuniaria pro conser\andis guerris in Italia et ])rfi invadcndo Patrimonium B. Pelri. » {IhicL, fol. 219 r°.)

3. « Quomodocunqua agitandu. adiicirlaniin, toNcirlu et iiidiicciido " iMansi, XXX. 228).

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